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Moyen Orient et Monde - Affaire Wikileaks

La traque d’Assange est « motivée politiquement », affirme son avocat

Le site demande aux internautes de créer des sites « miroirs » pour continuer à paraître sur la Toile.
La traque de Julian Assange, recherché dans une affaire de viol en Suède, semble avoir « des motivations politiques », a estimé hier un avocat du fondateur du site Internet WikiLeaks cible de cyberattaques visant à le réduire au silence, Me Mark Stephens. Son client est devenu l'ennemi public numéro 1 de plusieurs pays avec la publication, depuis une semaine par WikiLeaks, de notes diplomatiques américaines secrètes. Me Stephens, qui était interrogé sur la télévision britannique BBC à Londres, a réaffirmé que son client avait tenté à plusieurs reprises de « rencontrer le procureur » suédois chargé de ce dossier, mais en vain. Le procureur en question, Marianne Ny, a de son côté assuré que l'enquête s'était déroulée « sans aucune pression politique ». Me Stephens s'est aussi dit inquiet d'une possible extradition de M. Assange vers les États-Unis, une fois qu'il aura été arrêté et confié à la police suédoise. Il a souligné les « déclarations belliqueuses venant des États-Unis » à l'encontre de son client. Mais le procureur suédois a réagi en affirmant qu'une éventuelle extradition n'était envisageable qu'au terme du processus judiciaire en Suède.
Cette affaire judiciaire d'ordre privé rebondit alors que le site créé par M. Assange, spécialisé dans la révélation de documents secrets, a commencé le 28 novembre la diffusion progressive de 251 287 télégrammes diplomatiques américains. Les fuites ont provoqué l'émoi dans de nombreux pays, dont les États-Unis qui les ont qualifiées de « criminelles » et étudient la possibilité de poursuites contre M. Assange.
En outre, le site WikiLeaks s'affirmait hier toujours visé par « d'importantes » cyberattaques et a demandé aux internautes de créer des sites Internet « miroirs » sur lesquels son contenu serait accessible. « Pour qu'il soit impossible de supprimer complètement WikiLeaks d'Internet, nous avons besoin de votre aide. Si vous avez un serveur unix qui héberge un site Internet, et si vous voulez allouer une partie de vos ressources d'hébergement à WikiLeaks, vous pouvez nous aider », ont expliqué les responsables du site. Les attaques informatiques de ces derniers jours visant WikiLeaks ont bloqué à plusieurs reprises l'accès au site et l'ont contraint à trouver de nouvelles adresses Internet. « WikiLeaks contre-attaque. Plus vous nous coupez et plus on devient fort », a prévenu le site.

Encore des révélations...
Les derniers documents diffusés mettent notamment en cause de hauts responsables chinois dans les cyberattaques qui ont visé le géant américain de l'Internet Google en Chine, au printemps dernier. Ces télégrammes désignent Li Changchun, membre du bureau politique en charge de la Propagande, comme le superviseur des cyberattaques contre Google. Selon les câbles cités par le New York Times, les attaques étaient coordonnées par le bureau d'informations du conseil des affaires d'État (SCIO), sous la supervision de Li Changchun et de Zhou Yongkang, le plus haut responsable en matière de sécurité du pays. Dès jeudi, la Chine avait qualifié « d'absurde », sans autre commentaire, le contenu du site WikiLeaks.
Autre révélation, la France serait prête à fournir au Brésil les codes informatiques de l'avion de combat français Rafale si celui-ci est acheté par les Brésiliens. Cette indiscrétion de Wikileaks a été rapportée hier par le journal Le Monde. Le marché visé par la France porte sur la fourniture de 36 avions de combat multirôles, un contrat de plusieurs milliards de dollars. Dans une autre note citée par Le Monde, les États-Unis déplorent que les donateurs privés en Arabie saoudite demeurent « la principale source mondiale de financement de groupes terroristes sunnites », tels qu'el-Qaëda. Washington se félicite de la prise de conscience par les autorités saoudiennes de la nécessité de lutter contre le terrorisme, notamment après les attentats qui ont frappé le royaume à l'initiative d'el-Qaëda à partir de 2003, mais regrette que cette lutte ne s'étende pas aux réseaux de financement.
Enfin, toujours selon les révélations de WikiLeaks citées par Le Monde, Téhéran est un « joueur dominant » en Irak, qui use de « la totalité des moyens de la diplomatie, du renseignement et des outils économiques » pour établir un régime proiranien à Bagdad. « Les chiffres exacts sont inconnus, mais l'assistance financière iranienne à ceux qui l'acceptent est estimée de 100 à 200 millions de dollars chaque année », aurait ainsi avancé Christopher Hill, ambassadeur américain en Irak, dans une note confidentielle. Pour le diplomate, le principal obstacle politique à l'Iran en Irak « reste l'autorité dominante et la crédibilité religieuse incarnée par le grand ayatollah Ali Sistani, lequel, bien qu'iranien de nationalité, est un critique de la doctrine de wilayet el-faqih (gouvernement des clercs) en vigueur en Iran ».

La traque de Julian Assange, recherché dans une affaire de viol en Suède, semble avoir « des motivations politiques », a estimé hier un avocat du fondateur du site Internet WikiLeaks cible de cyberattaques visant à le réduire au silence, Me Mark Stephens. Son client est devenu l'ennemi public numéro 1 de plusieurs pays avec la publication, depuis une semaine par WikiLeaks, de notes diplomatiques américaines secrètes. Me Stephens, qui était interrogé sur la télévision britannique BBC à Londres, a réaffirmé que son client avait tenté à plusieurs reprises de « rencontrer le procureur » suédois chargé de ce dossier, mais en vain. Le procureur en question, Marianne Ny,...
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