L'étude, réalisée par la SFI, s'est basée sur des échantillons de sociétés (un dans chacun des 183 pays), en évaluant, pour chacun de ces échantillons, trois paramètres en rapport avec l'activité fiscale, à savoir le nombre de paiements d'impôts, le délai de paiement et le ratio des impôts aux profits.
L'évolution du Liban, comparée au précédent classement, a varié d'une échelle à l'autre. En effet, dans la région, le Liban a progressé d'une place, tandis que sur le plan mondial, le pays du Cèdre a reculé de deux rangs. Il avait en effet été classé 34e l'an dernier.
Plus en détail, le Liban est arrivé derrière le Qatar (classé 2e à l'échelle mondiale), les Émirats arabes unis (5e), l'Arabie saoudite (6e), Oman (8e), le Koweït (9e), le Bahreïn (14e) et la Jordanie (29e). Il a été en outre classé devant l'Irak (54e), la Tunisie (58e), le Soudan (94e), la Syrie (110e) et le Maroc (124e). À l'échelle mondiale, le Liban est arrivé devant la Zambie (37e), les Seychelles (38e) et le Kazakhstan (39e) mais a été dépassé par la Macédoine (33e), le Surinam (34e) et l'Islande (35e).
Le rapport, repris par le bulletin économique hebdomadaire de la Bank Audi, le Lebanon Weekly Monitor, fournit en outre un classement détaillé pour chacun des trois sous-indicateurs.
Ainsi, au niveau du nombre de paiements d'impôts par année, Le Liban est arrivé au 8e rang régional et à la 65e place mondiale. Notons que le nombre de transactions fiscales effectuées sur un an est inversement proportionnel au classement d'un pays. Au Liban, une société effectue en moyenne 19 transactions fiscales par an, selon le rapport de la SFI, dont une transaction annuelle portant sur l'impôt sur le revenu, 12 transactions liées aux paiements des charges salariales et six autres transactions de natures diverses. Comparativement, les pays de la région effectuent en moyenne 22 transactions fiscales par an.
Quant à l'indicateur propre au délai de paiement des taxes, le Liban a été classé au 63e rang mondial et à la neuvième place régionale. En effet, sur le plan local, une société consacre en moyenne 180 heures par an pour régler les procédures liées au paiement de taxes, contre une moyenne régionale de 193 heures. Celles-ci sont réparties entre 100 heures pour les taxes liées aux employés, 40 heures pour les taxes sur le revenu et 40 heures pour les impôts liés à la consommation.
Enfin, concernant le dernier sous-indicateur (ratio des impôts aux profits), le Liban a été classé 42e à l'échelle mondiale et 8e dans la région. Ce ratio s'élève à 30,2 %, contre 33 % à l'échelle régionale.
En détails, le montant des taxes propres à l'emploi versé par une société représente en moyenne, au Liban, 24,1 % de ses profits, selon le rapport, contre 17 % dans la région. La somme de l'impôt sur le revenu représente, quant à elle, 6,1 % du total des profits, contre une moyenne régionale de 11 %.


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