Rechercher
Rechercher

Cinema- - Entre Parenthèses

Retiens la nuit

« Retiens la nuit. Pour nous deux jusqu'à la fin du monde.
Retiens la nuit. Pour nos cœurs dans sa course vagabonde... »
Johnny le rocker n'avait pas tort. Mais de quelle nuit s'agit-il ? Car ils sont multiples ces espaces obscurs où les corps se touchent sans s'apercevoir, se fondent et fusionnent ? Où les émotions s'évaporent en fumée et les hommes ne sont plus que des ombres.
Serait-ce La Notte d'Antonioni où la communicabilité fait place à l'ennui d'un couple qui erre tout au long de la nuit pour enfin se retrouver ? Ou encore celle du film noir de James Grey où Joaquin Phoenix, en propriétaire de boîte de nuit, s'oppose à sa famille (longue lignée de policiers) ? Ce Phoenix, petit canard noir auquel la nuit appartient (We Own the Night). Ou serait-ce encore cette nuit très lointaine dans la mémoire collective, mais si présente encore car elle donnait des sueurs (In the Heat of the Night) opposant le grand Sydney Poitier au non moins grand Rod Steiger et mettant à nu la blessure immémoriale des EU, le problème racial.
La nuit, tous les chats sont gris, mais pour les loups-garous, les vampires ou les morts-vivants, la nuit est toujours sanglante. Elle est rouge et noire. Pas à la manière de Stendhall.
Une conversation qui s'étale du crépuscule à l'aube mêlant le pari de Pascal, l'amour et la séduction avec une certaine Maud, Ma nuit chez Maud, ou une autre nuit enfiévrée, Saturday Night Fever, qui a marqué à jamais et pour des générations futures les pas de John Travolta esquissés sur le bitume et sur la piste de danse. Alerte aux noctambules ! La nuit est signe d'ivresse, d'amour et de musique.
Elle est magique, hypnotique. C'est quand la folie s'empare de généraux de la Wehrmacht dans Night of the Generals, ou encore lorsque l'homme devient chasseur, Night of the Hunter.
Mais la nuit est aussi ce petit coin paisible, une de ces nuits de satin comme chantait l'autre, où un bébé dort à poings fermés et rêve de milliers de constellations en tenant le monde dans ses mains. Et en retenant la nuit.
« Retiens la nuit. Pour nous deux jusqu'à la fin du monde.Retiens la nuit. Pour nos cœurs dans sa course vagabonde... » Johnny le rocker n'avait pas tort. Mais de quelle nuit s'agit-il ? Car ils sont multiples ces espaces obscurs où les corps se touchent sans s'apercevoir, se fondent et fusionnent ? Où les émotions s'évaporent en fumée et les hommes ne sont plus que des ombres. Serait-ce La Notte d'Antonioni où la communicabilité fait place à l'ennui d'un couple qui erre tout au long de la nuit pour enfin se retrouver ? Ou encore celle du film noir de James Grey où Joaquin Phoenix, en propriétaire de boîte de nuit, s'oppose à sa famille (longue lignée de policiers) ? Ce Phoenix, petit canard noir auquel...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut