Après lui, tous les dirigeants des États membres ont appelé à une réforme de l'OSCE, organisation fondée durant la guerre froide pour favoriser le dialogue entre les blocs, mais qui a depuis perdu de son autorité. Le secrétaire général de l'OSCE, Marc Perrin de Brichambaut, a ainsi noté « le manque de confiance » et la « défaillance de volonté commune » des pays. Le président russe, Dmitri Medvedev, lui a fait écho : « L'organisation a commencé à perdre de son potentiel, il faut le dire ouvertement », a-t-il déclaré, rappelant son projet de nouvelle architecture de la sécurité en Europe. La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a quant à elle réclamé des « mesures concrètes pour défendre la sécurité dans toutes ses dimensions ». Les dirigeants ont aussi insisté sur l'adaptation nécessaire de l'OSCE aux défis du XXIe siècle, citant le terrorisme, le trafic de drogue et la criminalité organisée.
Mais dès que des dossiers concrets étaient abordés, les différences sur des questions de fond étaient palpables entre la Russie et les États occidentaux. Ces derniers ont ainsi milité pour le respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie, un dossier brûlant, la Russie étant le seul pays de l'OSCE à avoir reconnu l'indépendance de deux régions géorgiennes séparatistes après la guerre d'août 2008. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a d'ailleurs prévenu qu'il s'opposerait à toute déclaration finale de l'OSCE faisant référence à « l'intégrité territoriale de la Géorgie selon ses frontières passées ». Des diplomates européens ont reconnu que les négociations sur le document étaient difficiles.
Autre dossier douloureux, celui de la démocratie et des droits de l'homme que les capitales occidentales veulent voir au cœur du document, alors que la Russie et d'autres républiques d'ex-URSS, dont le Kazakhstan, veulent limiter les références à ces questions. Le président kazakh est en effet critiqué pour son bilan controversé en la matière, alors que l'OSCE est chargée de s'assurer du respect des principes démocratiques.
Enfin, aucune percée diplomatique n'est attendue sur les crises gelées en ex-URSS, à savoir le séparatisme de la Transdniestrie en Moldavie et le conflit azerbaïdjano-arménien à propos du Nagorny Karabakh.


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