Pyongyang a tiré mardi dernier 80 obus sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong, située tout près de la frontière maritime contestée entre les deux États. Les forces de Séoul ont riposté par des tirs d'artillerie.
Cette attaque, d'ampleur inédite depuis la guerre de Corée (1950-1953), a fait quatre morts sud-coréens, deux militaires et deux civils.
« Effectuer une attaque militaire contre des civils est un crime inhumain interdit même en temps de guerre », a affirmé M. Lee, qui a été très critiqué sur la riposte militaire de Séoul jugée trop timorée. Selon un sondage paru hier, réalisé par l'Institut Asan des études politiques, plus de 80 % des Sud-Coréens estiment que leur armée aurait dû réagir avec plus de fermeté après les bombardements. Et 33 % se disent en faveur d'une réponse militaire vigoureuse, même si cela risque de déclencher la guerre.
De son côté, la Corée du Nord a prévenu que la mer Jaune était « au bord de la guerre », en raison des manœuvres aéronavales conjointes qui y sont organisées par Washington et Séoul. Ces quatre jours de manœuvres militaires conjointes, auxquelles prend part le porte-avions nucléaire américain George Washington, sont les plus importants jamais organisés par les deux États, selon l'état-major sud-coréen. Pyongyang a promis de riposter « sans pitié » à toute intrusion dans ce qu'il considère son espace maritime. « Il est criminel de la part de la Corée du Sud et des États-Unis d'organiser des exercices militaires à grande échelle à cet endroit critique, qui peuvent mener la situation à un stade explosif », a estimé hier l'agence officielle nord-coréenne KCNA.


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