Les deux présidents ont inauguré à Sarakhs, ville iranienne frontalière du Turkménistan, les deux derniers tronçons (totalisant 500 km) de ce gazoduc de plus de 1 000 km reliant la région de Téhéran à la raffinerie de Khangiran proche de Sarakhs.
Ce gazoduc, d'une capacité de 58 millions de m3/jour (plus de 20 milliards de m3/an) selon le vice-ministre iranien du Pétrole Javad Oji, permettra notamment de distribuer du gaz turkmène dans tout le nord-est de l'Iran.
L'Iran, qui détient les deuxièmes réserves mondiales de gaz, n'en exploite qu'une petite partie et consomme l'essentiel de sa production de près de 600 millions de m3/jour sur son marché domestique ou pour la réinjection dans ses gisements pétrolifères.
Il importe actuellement une vingtaine de millions de m3/jour du Turkménistan, et en exporte à peu près autant vers la Turquie.
Le gazoduc Sarakhs-Téhéran, d'un coût total de 1,2 milliard de dollars, prolonge un gazoduc transfrontalier inauguré en janvier entre le champ gazier turkmène de Dovletabad et la raffinerie de Khangiran.
Ce gazoduc irano-turkmène a une capacité de 6 milliards de m3/an (16 millions de m3/jour) qui devrait être doublée.
L'Iran reçoit également depuis 1997 du gaz turkmène par un autre gazoduc transfrontalier, d'une capacité de 8 milliards de m3/an (22 millions de m3/jour), reliant le gisement de Korpedje (proche de la Caspienne à l'ouest du Turkménistan) à la ville iranienne de Kord-Kuy.
M. Oji avait annoncé en juin que les importations de gaz turkmène seraient portées à 40 millions de m3/j (environ 14 milliards de m3/an) cet hiver.
Le gazoduc Sarakhs-Téhéran devrait également permettre à terme à l'Iran de devenir « un hub gazier » régional, en augmentant sa capacité à échanger du gaz avec ses voisins et à faire transiter par son territoire du gaz des pays d'Asie centrale vers l'Europe, a noté M. Oji, cité samedi par le site de la télévision en anglais Press-TV.


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