Rechercher
Rechercher

Économie - Aide

Les Européens affichent leur volonté de défendre l’Irlande et la zone euro

Les ministres européens des Finances se sont dit confiants hier dans un accord de l'UE pour valider le plan aide à l'Irlande, malgré des points encore à régler, notamment sur les taux d'intérêt, et affiché leur volonté de défendre la zone euro, mise à mal par la crise.
« Le plan pour l'assistance à l'Irlande est quasiment bouclé. Je crois qu'on arrive vraiment en fin, fin de négociation », a déclaré la ministre française des Finances Christine Lagarde, en arrivant à Bruxelles à une réunion des ministres des Finances de la zone euro, puis de l'ensemble de l'UE.
Il s'agit de valider un vaste plan d'aide de 85 milliards d'euros de l'UE et du FMI à l'Irlande, déjà prêt dans les grandes lignes.
Cependant, « on a encore quelques petits détails de cadrage à retravailler et à finaliser, notamment sur le taux d'intérêt » des prêts internationaux à l'Irlande, a ajouté Mme Lagarde.
Selon la radiotélévision publique irlandaise RTE, Dublin pourrait devoir accepter un taux d'intérêt pour les prêts internationaux de 6,7 %, largement plus élevé que les 5,2 % acceptés au printemps dernier par la Grèce. Mais cette information a été démentie par le gouvernement irlandais.
Signe de son importance, la réunion des ministres des Finances a été précédée d'une concertation téléphonique entre le président de l'UE Herman Van Rompuy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, a indiqué la Commission dans un communiqué.
« On doit pouvoir boucler le plan et faire un peu le point de la situation dans l'ensemble de la zone euro », a souligné le ministre belge des Finances Didier Reynders, dont le pays préside l'UE.
Les ministres des Finances veulent aussi rassurer sur les risques de contagion de la crise irlandaise à d'autres pays, comme le Portugal ou l'Espagne, alors que les craintes d'extension de la crise et l'anxiété concernant les détails du plan d'aide à l'Irlande ont soulevé de vives inquiétudes sur les marchés vendredi.
« La zone euro doit réagir et doit défendre sa monnaie, a encore dit M. Reynders. On doit prendre toutes les mesures qui, pour l'avenir, font qu'on est capables de résister lorsqu'il y a des turbulences. »
Le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn, s'est dit pour sa part « confiant » dans un accord sur l'aide à l'Irlande, tout en soulignant que les ministres devaient aussi « discuter d'une réponse systémique à cette crise ».
« Nous devons aussi discuter des ramifications plus larges de la crise actuelle », a-t-il dit.
« Nous sommes face à une situation très sérieuse. Nous devons faire de notre mieux pour protéger les fondations de la reprise économique et de l'emploi », a-t-il ajouté.
Les Européens espèrent aussi calmer la nervosité des marchés. « J'espère qu'à partir de demain, les marchés financiers seront à nouveau sûrs que l'euro est une monnaie stable et résistante à l'avenir », a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.
Son homologue espagnole Elena Salgado a indiqué qu'elle « pensait » que « si on règle aujourd'hui le cas de l'Irlande », cela permettrait de calmer les marchés.
« J'insiste, les problèmes sont en Irlande », a-t-elle martelé.
« Le plan pour l'assistance à l'Irlande est quasiment bouclé. Je crois qu'on arrive vraiment en fin, fin de négociation », a déclaré la ministre française des Finances Christine Lagarde, en arrivant à Bruxelles à une réunion des ministres des Finances de la zone euro, puis de l'ensemble de l'UE.Il s'agit de valider un vaste plan d'aide de 85 milliards d'euros de l'UE et du FMI à l'Irlande, déjà prêt dans les grandes lignes.Cependant, « on a encore quelques petits détails de cadrage à retravailler et à finaliser, notamment sur le taux d'intérêt » des prêts internationaux à l'Irlande, a ajouté Mme Lagarde.Selon la radiotélévision publique...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut