Il s'agit de valider un vaste plan d'aide de 85 milliards d'euros de l'UE et du FMI à l'Irlande, déjà prêt dans les grandes lignes.
Cependant, « on a encore quelques petits détails de cadrage à retravailler et à finaliser, notamment sur le taux d'intérêt » des prêts internationaux à l'Irlande, a ajouté Mme Lagarde.
Selon la radiotélévision publique irlandaise RTE, Dublin pourrait devoir accepter un taux d'intérêt pour les prêts internationaux de 6,7 %, largement plus élevé que les 5,2 % acceptés au printemps dernier par la Grèce. Mais cette information a été démentie par le gouvernement irlandais.
Signe de son importance, la réunion des ministres des Finances a été précédée d'une concertation téléphonique entre le président de l'UE Herman Van Rompuy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy, a indiqué la Commission dans un communiqué.
« On doit pouvoir boucler le plan et faire un peu le point de la situation dans l'ensemble de la zone euro », a souligné le ministre belge des Finances Didier Reynders, dont le pays préside l'UE.
Les ministres des Finances veulent aussi rassurer sur les risques de contagion de la crise irlandaise à d'autres pays, comme le Portugal ou l'Espagne, alors que les craintes d'extension de la crise et l'anxiété concernant les détails du plan d'aide à l'Irlande ont soulevé de vives inquiétudes sur les marchés vendredi.
« La zone euro doit réagir et doit défendre sa monnaie, a encore dit M. Reynders. On doit prendre toutes les mesures qui, pour l'avenir, font qu'on est capables de résister lorsqu'il y a des turbulences. »
Le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn, s'est dit pour sa part « confiant » dans un accord sur l'aide à l'Irlande, tout en soulignant que les ministres devaient aussi « discuter d'une réponse systémique à cette crise ».
« Nous devons aussi discuter des ramifications plus larges de la crise actuelle », a-t-il dit.
« Nous sommes face à une situation très sérieuse. Nous devons faire de notre mieux pour protéger les fondations de la reprise économique et de l'emploi », a-t-il ajouté.
Les Européens espèrent aussi calmer la nervosité des marchés. « J'espère qu'à partir de demain, les marchés financiers seront à nouveau sûrs que l'euro est une monnaie stable et résistante à l'avenir », a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.
Son homologue espagnole Elena Salgado a indiqué qu'elle « pensait » que « si on règle aujourd'hui le cas de l'Irlande », cela permettrait de calmer les marchés.
« J'insiste, les problèmes sont en Irlande », a-t-elle martelé.


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