Rechercher
Rechercher

Économie - Transport

Après s’être tiré d’une mauvaise passe, CMA CGM trouve un nouveau partenaire

De gauche à droite : Rodolphe Saadé, Jacques R. Saadé et Robert Yüksel Yildirim.

Après avoir surmonté ses difficultés grâce à la reprise du trafic, l'armateur CMA CGM a réussi, à l'issue de longues négociations, à trouver un nouveau partenaire, le groupe turc Yildirim, qui entre dans son capital.
Le conseil d'administration de l'armateur français CMA CGM, troisième groupe mondial de transport par conteneurs derrière le Danois Maersk et l'Italien MSC, s'est réuni sous la présidence de son fondateur Jacques Saadé pour donner son aval à ce partenariat.
Dans un communiqué publié dans la foulée, Jacques Saadé assure que l'accord conclu « permet de renforcer la structure financière de CMA CGM » et donne au groupe « des moyens supplémentaires pour accompagner et accélérer son développement ».
Le président de la société turque, Robert Yüksel Yildirim, se dit de son côté « confiant dans le potentiel du groupe CMA CGM » et affiche l'objectif « de contribuer de manière privilégiée à son développement ».
Selon certaines informations recueillies de sources informées auprès de la compagnie, les négociations ont été conduites depuis plusieurs mois par Élie Zeenny, d'origine libanaise, qui est l'un des directeurs de CMA CGM.
Concrètement, Yildirim, présent dans le transport maritime pétrolier et déjà partenaire de l'armateur marseillais, « s'engage à investir dans CMA CGM un montant de 500 millions de dollars » sous la forme « d'une souscription d'obligations remboursables en actions (ORA) d'une durée de 5 ans, donnant accès à 20 % du capital ».
En échange de son apport financier, la société turque disposera de trois représentants au sein du conseil d'administration du groupe sur un total de dix, mais « l'actionnaire familial historique », autour de Jacques Saadé, « reste majoritaire avec 80 % du capital et des droits de vote », selon le communiqué.
Après l'échec de négociations avec les fonds Colony et Qatari Holding ou encore l'homme d'affaires belge Albert Frère, l'armateur avait entamé un nouveau round de discussions avec les sociétés familiales turque Yildirim et libanaise Mikati. Mais ces investisseurs conditionnaient jusqu'ici leur entrée au capital à une modification de la gouvernance.
De son côté, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) s'est encore récemment dit prêt, à condition que le groupe trouve un partenaire, à investir dans CMA CGM, qui emploie plus de 16 000 personnes dans le monde, dont 4 000 en France, et exploite 400 navires.
L'accord, qui pourrait débloquer la situation sur ce front, est donc une bonne nouvelle pour l'armateur. Après une année 2009 très difficile, le groupe a en effet réussi à surmonter une partie de ses difficultés et a retrouvé cette année une marge de manœuvre grâce à la reprise du trafic.
À la perte de 852 millions de dollars enregistrée sur les neufs premiers mois de 2009 a succédé un bénéfice net de 1,412 milliard sur la même période de cette année, à la faveur d'un rebond du chiffre d'affaires de 38 % à 10,5 milliards de dollars.
Selon le communiqué de CMA CGM, Yildirim, créé en 1963 à Samsun, en Turquie, est présent dans l'exploitation et le commerce mondial de minerai de chrome, la production et le commerce de ferrochrome, le commerce du charbon, la production et le commerce d'engrais, le transport maritime, la construction navale, et les activités portuaires.
Après avoir surmonté ses difficultés grâce à la reprise du trafic, l'armateur CMA CGM a réussi, à l'issue de longues négociations, à trouver un nouveau partenaire, le groupe turc Yildirim, qui entre dans son capital.Le conseil d'administration de l'armateur français CMA CGM, troisième groupe mondial de transport par conteneurs derrière le Danois Maersk et l'Italien MSC, s'est réuni sous la présidence de son fondateur Jacques Saadé pour donner son aval à ce partenariat.Dans un communiqué publié dans la foulée, Jacques Saadé assure que l'accord conclu « permet de renforcer la structure financière de CMA CGM » et donne au groupe « des moyens supplémentaires...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut