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Moyen Orient et Monde - Yémen

Attentat-suicide contre la rébellion zaïdite : vingt-trois morts

Vingt-trois personnes ont été tuées hier dans un attentat-suicide contre une procession religieuse dans un fief de la rébellion zaïdite dans le nord du Yémen. L'attentat risque de fragiliser davantage le cessez-le-feu conclu il y a neuf mois entre le pouvoir central à Sanaa et les rebelles zaïdites, qui avait mis fin à un cycle de six mois de violences sanglantes.
L'attentat a été perpétré alors que les zaïdites, issus d'une branche du chiisme, s'apprêtaient à célébrer la fête d'al-Ghadir, commémorant selon la tradition chiite le jour de la désignation de Ali, leur premier imam, comme successeur du prophète Mohammad. Ils étaient rassemblés sur une route menant au lieu de la célébration à al-Jawf, frontalière de la province d'Amrane, un autre fief de la rébellion zaïdite, dite houthie en référence à son chef Abdel Malak al-Houthi.
Le porte-parole des rebelles a indiqué que l'attentat-suicide aurait été perpétré à l'initiative « des services de renseignements américain et israélien pour plonger le Yémen dans un conflit confessionnel et tribal ». Un chef tribal de la province d'al-Jawf a en revanche accusé el-Qaëda, violemment antichiite, d'être responsable de l'attentat. « Un kamikaze au volant d'une voiture tout-terrain s'est lancé contre le convoi » qui se rendait à une cérémonie pour la fête d'al-Ghadir, a affirmé le chef tribal à l'AFP. « Parmi les tués figurent un chef tribal d'al-Jawf, Hussein ben Ahmad ben Hadhbane, et son fils », a-t-il précisé.
La province d'al-Jawf est située à l'est de celle de Saada, bastion de la rébellion, qui connaît un regain de tension en dépit du cessez-le-feu. Mardi, le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est inquiété de « l'escalade alarmante » des combats dans le nord du Yémen près de la frontière avec l'Arabie saoudite. « Au moins 20 personnes ont été tuées et d'autres blessées ces dix derniers jours dans les pires violences au nord du Yémen depuis la signature du cessez-le-feu en février » 2010, a déclaré un porte-parole du HCR, Andrej Mahecic. Selon lui, des agences humanitaires et d'autres témoins ont constaté que de nouveaux affrontements entre rebelles et tribus progouvernementales avaient éclaté le 13 novembre à Saada. Le cessez-le-feu avait été signé après la dégradation de la situation à la frontière avec l'Arabie saoudite qui avait fait craindre l'explosion d'un conflit régional.
Les zaïdites yéménites, majoritaires dans le Nord, dénoncent une marginalisation politique, sociale et religieuse. Le Yémen, un pays pauvre de la péninsule Arabique, est confronté à la menace grandissante d'el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA), responsable de plusieurs attentats meurtriers dans le pays. Les États-Unis se sont engagés à aider Sanaa à lutter contre AQPA. Le Yémen est confronté aussi à un mouvement sécessionniste dans le Sud.
Vingt-trois personnes ont été tuées hier dans un attentat-suicide contre une procession religieuse dans un fief de la rébellion zaïdite dans le nord du Yémen. L'attentat risque de fragiliser davantage le cessez-le-feu conclu il y a neuf mois entre le pouvoir central à Sanaa et les rebelles zaïdites, qui avait mis fin à un cycle de six mois de violences sanglantes.L'attentat a été perpétré alors que les zaïdites, issus d'une branche du chiisme, s'apprêtaient à célébrer la fête d'al-Ghadir, commémorant selon la tradition chiite le jour de la désignation de Ali, leur premier imam, comme successeur du prophète Mohammad. Ils étaient rassemblés sur une route menant au lieu de la...
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