Sa convocation, que Reuters a apprise de source judiciaire, intervient alors que de nombreux éléments collectés dans deux instructions distinctes mettent au jour des circuits financiers suspects autour d'une vente de sous-marins au Pakistan, sans cependant apporter la preuve formelle de la corruption. Une demande de documents est en cours d'examen en Suisse, a-t-on appris de source judiciaire. À Paris, l'Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel et plusieurs ministères retiennent jusqu'ici les documents demandés par les juges. Une perquisition à la DGSE, les services secrets, a été refusée.
Sur TF1 vendredi dernier, M. de Villepin avait fait état de « très forts soupçons » en 1995 de l'existence de « rétrocommissions » (retour frauduleux d'argent en France) en marge d'une vente de sous-marins au Pakistan. Il a confirmé que Jacques Chirac avait interrompu des paiements de commissions après 1995 en raison de ces soupçons. Les 11 Français tués en 2002 travaillaient sur les sous-marins et un lien entre les deux événéments est soupçonné. Nicolas Sarkozy, ministre du Budget en 1993-1995 et porte-parole de la campagne Balladur, rival de Jacques Chirac en 1995, a fait diffuser vendredi un communiqué disant que l'affaire ne le « concernait en rien ».


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