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Moyen Orient et Monde - Télévision

« Plan B », la Belgique regarde sa mort « en direct »

La Belgique a regardé hier soir sa « mort en direct » dans une émission de télévision spéciale sur l'impact d'un éclatement du pays. Qu'adviendrait-il de Bruxelles, du roi Albert II, de l'armée, de la dette nationale ou de la Sécurité sociale ? Ces questions ont été abordées dans une édition spéciale du magazine d'actualité de la télévision publique belge néerlandophone VRT, baptisée Plan B. L'émission, fait exceptionnel, a été simultanément retransmise sur la chaîne francophone RTBF, avec sous-titres en français. Elle rappelle par le thème choisi une « vraie-fausse » fiction retentissante sur la scission du pays, Bye-Bye Belgium, diffusée fin 2006 par la RTBF.
Le simple fait que la télévision belge décortique la question montre l'évolution qu'a connue l'opinion depuis que la crise politique nationale s'est brusquement envenimée en 2007 à la suite de revendications autonomistes plus dures de la part de la Flandre. La fin de la Belgique n'est plus réservée à l'extrême droite flamande ou à une poignée de « rattachistes » wallons rêvant d'une union avec la France. La victoire d'un parti flamand séparatiste aux dernières élections législatives de juin, la N-VA, est passée par là. Depuis, le pays n'a toujours pas réussi à se doter d'un nouveau gouvernement.
Les francophones auraient clairement le plus à perdre économiquement d'une scission. Mais, entre le partage de la dette fédérale et le maintien des institutions européennes en Belgique, les problématiques découlant d'un éclatement sont inextricables. Et puis il y a le cas de Bruxelles. La Flandre seule a, de l'avis de la plupart des experts, les moyens de son indépendance. Côté francophone en revanche, seule une alliance entre la Wallonie et Bruxelles serait économiquement réaliste. Mais les deux zones ne sont pas reliées entre elles, les Bruxellois se sentent différents des Wallons et les Flamands considèrent la ville comme faisant partie intégrante de leur territoire.
La Belgique a regardé hier soir sa « mort en direct » dans une émission de télévision spéciale sur l'impact d'un éclatement du pays. Qu'adviendrait-il de Bruxelles, du roi Albert II, de l'armée, de la dette nationale ou de la Sécurité sociale ? Ces questions ont été abordées dans une édition spéciale du magazine d'actualité de la télévision publique belge néerlandophone VRT, baptisée Plan B. L'émission, fait exceptionnel, a été simultanément retransmise sur la chaîne francophone RTBF, avec sous-titres en français. Elle rappelle par le thème choisi une « vraie-fausse » fiction retentissante sur la scission du pays,...
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