Barack Obama a mis en avant, hier, son pays, soulignant que les gens en Asie avaient envie de travailler avec les États-Unis. Jason Reed/Reuters
Puis le président a mis en avant son pays, soulignant que les gens en Asie avaient envie de travailler avec les États-Unis sur les sujets liés à l'économie ou à la sécurité. « Ce que je suis en train de dire, c'est qu'en fait j'ai l'impression que mes liens se sont renforcés avec les gens avec qui j'ai travaillé ici », a répondu M. Obama, faisant référence aux autres dirigeants des pays les plus puissants de la planète, réunis jeudi et vendredi à Séoul pour un sommet du G20. Il a comparé « l'euphorie » entourant son élection à la tête des États-Unis en novembre 2008 avec les amitiés sincères qu'il s'est forgées tout au long des sommets internationaux, mentionnant notamment le Premier ministre indien Manmohan Singh. « Nous partageons un degré de compréhension mutuelle et de plaisir à travailler ensemble qui n'existaient pas lorsque j'étais nouveau sur la scène internationale », a déclaré le dirigeant américain, quelques jours après sa visite de 72 heures dans ce pays asiatique en pleine expansion.
Barack Obama a cité deux autres dirigeants avec lesquels il entretient ce type de relations : la chancelière allemande Merkel et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Il a dit partager avec eux plusieurs terrains d'entente, malgré des opinions très différentes sur certains sujets. Il a dit aussi avoir eu le même sentiment agréable avec l'hôte de ce sommet du G20, le président sud-coréen Lee Myung-bak, bien qu'ils ne soient pas parvenus à signer jeudi un accord de libre-échange entre leur deux pays.
Négocier avec le président chinois Hu Jintao semble moins aisé. « Ce n'était pas plus facile de discuter des devises après mon élection et lorsque j'avais une cote de popularité de 65 %, a déclaré le président Obama. C'était difficile à l'époque et c'est difficile maintenant. Parce que l'intérêt des pays est en jeu et tout cela ne va pas se résoudre aisément. » Chine et États-Unis multiplient les accusations à l'encontre l'un de l'autre depuis plusieurs mois : Washington réclame une appréciation du yuan pour freiner les exportations chinoises, à quoi Pékin rétorque que les États-Unis affaiblissent le billet vert en injectant des milliards de dollars dans son économie.
Lors de sa première année à la tête des États-Unis, le dirigeant américain a voyagé plus que tout autre président, parcourant la planète et rencontrant plusieurs de ses homologues, souvent avides de poser à ses côtés pour une photo. Mais deux ans après ses débuts fracassants, la sévère défaite des démocrates aux élections de mi-mandat face aux républicains début novembre entrave son action à domicile et sème le doute à l'étranger sur sa longévité politique sur la scène internationale.
Toujours en marge du G20, M. Obama s'est à nouveau épanché sur les médias à l'âge d'Internet. « Il y a cette lessiveuse qui fonctionne sans arrêt, 24 heures sur 24, sept jours sur sept », a-t-il dit à un journaliste chinois. « Et je trouve que dans cet environnement médiatique, il est en quelque sorte plus difficile d'être certain que votre message et vos intentions sont transmis de manière consistante », selon lui. Barack Obama a quitté Séoul hier soir, en direction du Japon pour le sommet de l'APEC à Yokohama, près de Tokyo, dernière étape d'une tournée de huit jours en Asie.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine