Le président américain, Barack Obama, et son homologue indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, portant un toast aux « relations fructueuses » de leurs deux pays. Jason Reed/Reuters
Prévu pour durer une vingtaine d'heures, le séjour de M. Obama pourrait être encore plus court à cause du Merapi, toujours en éruption à plus de 400 kilomètres de la capitale indonésienne. « Il sera probablement nécessaire que nous quittions l'Indonésie avec plusieurs heures d'avance sur l'heure prévue demain à cause des risques liés aux cendres volcaniques », a indiqué le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, à bord d'Air Force One. M. Obama doit se rendre en Corée du Sud pour participer au sommet du G20.
En attendant de retrouver à Séoul son homologue indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, il a signé avec lui un accord de « partenariat global » qui scelle « les relations fructueuses » entre les deux grandes démocraties. Cet accord vise à renforcer la coopération dans les domaines de la sécurité, un enjeu clé pour les États-Unis en raison de la situation stratégique de l'Indonésie, mais aussi du commerce, de la lutte contre la déforestation ou des échanges universitaires. Avec ce partenariat, l'Indonésie cherche à construire avec les États-Unis une « relation d'égal à égal », lui permettant d'affirmer sa place de première puissance économique d'Asie du Sud-Est et de membre du G20. Peuplé de 240 millions d'habitants et riche en matières premières, le pays peut se montrer exigeant car il est courtisé de toutes parts, notamment par la Chine, décidée à y investir des dizaines de milliards de dollars dans les infrastructures, l'énergie ou les mines.
En raison de la brièveté de sa visite, M. Obama n'a pas le temps de montrer à son épouse Michelle la maison et les deux écoles qu'il a fréquentées entre les âges de 6 et 10 ans. Mais il devait croiser d'anciens camarades extrêmement fiers d'avoir « joué au foot » ou « coursé des poulets » avec le jeune « Barry », son surnom à l'époque.
Le programme initial prévoyait que M. Obama visite ce matin l'immense mosquée de Djakarta, un geste apprécié dans le pays comptant le plus de musulmans au monde. Ensuite, il devait de nouveau plaider, dans un discours, pour des relations plus fraternelles entre son pays et le monde musulman. « Nous n'avons pas complètement éliminé certains malentendus qui existent depuis longtemps mais nous pensons être sur la bonne voie », a-t-il estimé, plus d'un an après le discours du Caire destiné à « rompre le cycle de méfiance ». « Quant à nos efforts pour tendre la main au monde musulman, je pense qu'ils ont été sincères et soutenus », a-t-il souligné. Il a expliqué que la priorité de son administration avait été de ne pas se polariser sur les questions de sécurité dans les relations avec les pays musulmans. « Il nous reste beaucoup de travail à faire », a-t-il conclu.


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