Ils ont fait de « son cas un symbole de la liberté de la femme dans les pays occidentaux (...) Ils tentent d'utiliser un simple dossier (de droit commun) comme un moyen de pression contre l'Iran », avait ajouté Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Un jugement a condamné Sakineh Mohammadi-Ashtiani à la pendaison pour son implication dans le meurtre de son mari et un autre à la lapidation pour d'autres charges d'adultère. La première condamnation a été commuée en appel en une peine de dix ans de prison. Mais la condamnation à la lapidation a été confirmée en 2007 par la Cour suprême.
Mardi, plusieurs comités de soutien à l'étranger avaient dit craindre une exécution mercredi. La crainte d'une lapidation imminente, dénoncée cet été par le fils de Sakineh, Sajjad, avait déclenché une vaste campagne internationale de soutien. L'exécution de cette peine a été suspendue par la justice début juillet mais, depuis, des comités de soutien craignent qu'elle soit finalement exécutée.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a affirmé hier qu'aucun verdict final n'avait encore été rendu dans l'affaire, selon son homologue français Bernard Kouchner. Il a ajouté avoir appelé « instamment les autorités iraniennes à renoncer de manière définitive à l'exécution de Sakineh et à la gracier ».
Après les États-Unis et l'UE mardi, le chef de la diplomatie britannique William Hague a exhorté l'Iran mercredi d'annuler ce « châtiment barbare ». « Je pense que cela abîmera l'image de l'Iran à l'étranger », a-t-il indiqué. Selon Mina Ahadi, porte-parole du Comité international contre la lapidation basé en Allemagne, la communauté internationale a joué un rôle dans le fait que cette mère de famille de 43 ans ait encore la vie sauve.


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