Une grand-mère analphabète, mais dont l'intelligence de l'esprit et du cœur dépasse toute personne hautement diplômée (Grandma A Thousand Times) ; un veuf exilé en Suède dont le fils cherche à lui trouver une compagne pour le restant de ses jours (Balls) ; un vieux cultivateur palestinien qui veut abattre l'antenne de téléphone parce que, selon lui, elle cause le cancer (The Man Without Cellphone) ; un autre cultivateur marocain qui va en guerre contre tout son village parce qu'une équipe cinématographique a construit un décor de mosquée et a oublié par la suite de l'enlever. Incident qui a été fâcheux pour lui puisqu'il l'empêche de cultiver sa terre (The Mosque). Mais aussi Des hommes et des dieux, ou plutôt des moines qui aspirent simplement à être des hommes alors que des guerriers se prennent pour des dieux, rien que parce qu'ils détiennent la force des armes. Une Montagne, symbole de repli en soi où chacun de nous aimerait s'isoler pour réfléchir et se retrouver. Ou encore l'histoire d'un homme séquestré durant la guerre et qui revient après vingt ans d'absence pour se retrouver étranger chez lui (Chatti ya dinié) ; celle d'un prisonnier libéré pour rapporter des documents (Hawi), ou celle encore de ce vieil octogénaire kényan qui retourne à l'école pour apprendre à lire et à écrire afin de retrouver sa dignité perdue (The First Grader). Autant d'histoires d'hommes en quête de leur humanité. Ces récits, ce sont des jeunes cinéastes comme Mahmoud Kaabour, Josef Farès, Xavier Beauvois, Sameh Zoabi, Daoud Aoulad-Syad, Justin Chadwick et d'autres encore qui les ont racontés à des milliers de spectateurs venus de tous les coins du monde dans la jeune ville de Doha assister à cette grand-messe cinématographique. Une sélection panachée unique, mais multiple qui s'est nourrie de la veine de tous les pays, s'est inspirée de toutes les couleurs pour créer une grande gamme d'émotions. Des émotions qui ont emporté les centaines de spectateurs vers des univers nouveaux et renouvelés, et qui ont rappelé que le cinéma est un art inépuisable. Enfin, des émotions qui ont invité tout désireux à pénétrer ce monde désormais non hermétique, mais bien accessible à tous grâce aux efforts conjugués de deux festivals : celui de Tribeca, venu de l'Ouest, et l'autre, de Doha, venu de l'Est. Une belle alliance.
Une grand-mère analphabète, mais dont l'intelligence de l'esprit et du cœur dépasse toute personne hautement diplômée (Grandma A Thousand Times) ; un veuf exilé en Suède dont le fils cherche à lui trouver une compagne pour le restant de ses jours (Balls) ; un vieux cultivateur palestinien qui veut abattre l'antenne de téléphone parce que, selon lui, elle cause le cancer (The Man Without Cellphone) ; un autre cultivateur marocain qui va en guerre contre tout son village parce qu'une équipe cinématographique a construit un décor de mosquée et a oublié par la suite de l'enlever. Incident qui a été fâcheux pour lui puisqu'il l'empêche de cultiver sa terre (The Mosque). Mais aussi Des hommes et des...
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