Les ventes immobilières au Liban au cours des neuf premiers mois de l'année en cours ont totalisé quelque 7 milliards de dollars, un bond de 60 % en comparaison avec la même période de 2009. En parallèle, les transactions immobilières ont enregistré une hausse de 25 %.
Au niveau des prix du marché immobilier, ces derniers ont progressé à un taux moyen de 25 % au cours des cinq dernières années, mais pourraient ralentir avant de se stabiliser à 10-15 % cette année, a rapporté en outre l'agence Bloomberg, citant le fondateur de l'agence immobilière Ramco, Raja Makarem.
Cette croissance est due à l'amélioration de la situation politique et sécuritaire, qui a encouragé les investissements immobiliers. Les acquéreurs immobiliers libanais constituent aujourd'hui entre 80 et 90 % du total des transactions immobilières, selon les estimations.
Mais tandis que le Liban jouit d'un boom « qui dépasse toutes les attentes », la croissance du crédit immobilier ne suit pas le même rythme, de quoi calmer les inquiétudes relatives à l'éclatement d'une bulle, avait rassuré Marios Maratheftis, économiste en chef de la branche au Moyen-Orient de S&P, au cours d'un entretien accordé à Bloomberg un mois plus tôt. Dans les détails, les crédits immobiliers ont augmenté d'environ 20 % cette année, après avoir progressé de 16 % en 2009. « Remettons les choses dans leur contexte. En 2008, les Émirats arabes unis ont enregistré un bond de 50 % des prêts immobiliers », lorsque les prix des propriétés ont atteint un pic sans précédent à Dubaï, avant de retomber en chute libre, avait-il indiqué.
Les prêts immobiliers au Liban représentent aujourd'hui quelque 3,5 milliards de dollars, constituant seulement 3 % des bilans totaux des banques.


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