Les syndicats français appellent à de nouvelles journées de mobilisation
Alors que le gouvernement français accélère le pas pour faire voter la réforme des retraites, les syndicats ont décidé de mener deux nouvelles journées d'action le 28 octobre et le 6 novembre, tandis que les lycéens ont repris la rue et qu'un quart des stations-service restent à sec.
OLJ /
le 22 octobre 2010 à 22h35
À Lyon, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, des dégradations ont eu lieu, comme le montre cette voiture détruite par des jeunes.Philippe Desmazes/AFP
Les syndicats français ont appelé hier à deux nouvelles journées d'action nationale contre la réforme des retraites dans les 15 jours à venir. Lors d'une réunion, les syndicats ont décidé de mener ces deux journées le 28 octobre et le 6 novembre, a appris l'AFP auprès de l'un des participants. Le dirigeant d'une des principales organisations, la CGT, Bernard Thibault, avait prévenu qu'il n'y avait « aucune raison d'arrêter » les protestations contre la réforme. Les syndicats souhaitent maintenir la mobilisation dans la rue, qui atteint depuis plusieurs semaines des niveaux élevés, voire record. De son côté, le pouvoir reste inflexible. Misant sur un essoufflement du mouvement si le texte, déjà voté par l'Assemblée nationale, est adopté par le Sénat, le gouvernement a demandé aux sénateurs un « vote unique » pour accélérer les débats. Cette procédure, qui permet de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie d'un texte en discussion, permettrait de parvenir à un vote avant le week-end. Hier, à la veille des vacances de la Toussaint, lycéens et étudiants se sont à nouveau mobilisés. Des milliers ont manifesté dans le pays et quelque 312 lycées étaient « perturbés », soit environ 7 % des établissements, selon le ministère de l'Éducation, ainsi qu'une dizaine d'universités (sur 83). Quelques incidents ont eu à nouveau lieu à Lyon (centre-est) avec dégradations et jets de projectiles des jeunes sur les forces de l'ordre, qui ont riposté à coups de grenades lacrymogènes. Après les violences qui ont entaché des défilés de jeunes ces derniers jours, le président Nicolas Sarkozy a prévenu que « les casseurs n'auront pas le dernier mot ». « Ce n'est pas acceptable », a-t-il martelé. Parallèlement, la France reste confrontée à des risques importants de paralysie en raison de l'impact du mouvement dans le secteur énergétique. Plus d'un quart des stations-service ne sont plus approvisionnées, selon le gouvernement, alors que les forces de l'ordre continuent de débloquer les dépôts occupés.
Les syndicats français ont appelé hier à deux nouvelles journées d'action nationale contre la réforme des retraites dans les 15 jours à venir. Lors d'une réunion, les syndicats ont décidé de mener ces deux journées le 28 octobre et le 6 novembre, a appris l'AFP auprès de l'un des participants. Le dirigeant d'une des principales organisations, la CGT, Bernard Thibault, avait prévenu qu'il n'y avait « aucune raison d'arrêter » les protestations contre la réforme. Les syndicats souhaitent maintenir la mobilisation dans la rue, qui atteint depuis plusieurs semaines des niveaux élevés, voire record.De son côté, le pouvoir reste inflexible. Misant sur un essoufflement du mouvement si le texte,...
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