Révélation de ce livre : pendant seize mois, Mitterrand, alors ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, a laissé sans broncher couper les têtes des nationalistes algériens, qu'ils aient ou non du sang sur les mains. Les dossiers sont préparés à la chancellerie. Et le garde des Sceaux, vice-président du CSM, s'oppose à 80 % des recours en grâce. Pendant ces longs mois, François Mitterrand ne fait pas mystère de sa volonté d'abattre la rébellion. La tendance de son vote au CSM ? « C'était véritablement très répressif, c'est incontestable. Mais c'était la vision qu'il avait de l'Algérie, il pensait que c'était la meilleure solution », se souvient Jean-Claude Périer, seul survivant du CSM de l'époque. À ce moment très particulier de l'histoire, ce qu'on peut lui reprocher, « c'est d'avoir accompagné, sans jamais le transgresser, un mouvement général d'acceptation du système colonial et de ses méthodes répressives », soulignent les auteurs.
Moyen Orient et Monde - Histoire
Un livre révèle le rôle de François Mitterrand dans la guerre d’Algérie
OLJ / le 16 octobre 2010 à 00h45
Révélation de ce livre : pendant seize mois, Mitterrand, alors ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, a laissé sans broncher couper les têtes des nationalistes algériens, qu'ils aient ou non du sang sur les mains. Les dossiers sont préparés à la chancellerie. Et le garde des Sceaux, vice-président du CSM, s'oppose à 80 % des recours en grâce. Pendant ces longs mois, François Mitterrand ne fait pas mystère de sa volonté d'abattre la rébellion. La tendance de son vote au CSM ? « C'était véritablement très répressif, c'est incontestable. Mais c'était la vision qu'il avait de l'Algérie, il pensait que c'était la meilleure solution », se souvient Jean-Claude Périer, seul survivant du CSM de l'époque. À ce moment très particulier de l'histoire, ce qu'on peut lui reprocher, « c'est d'avoir accompagné, sans jamais le transgresser, un mouvement général d'acceptation du système colonial et de ses méthodes répressives », soulignent les auteurs.


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