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Moyen Orient et Monde - Retraites

Bras de fer gouvernement-syndicats autour des dépôts de carburant en France

L'aéroport de Roissy aurait des stocks de carburant jusqu'à la fin de ce week-end au moins.
La mobilisation en France contre la réforme des retraites tourne au bras de fer entre gouvernement et syndicats autour du secteur stratégique des carburants, avec l'ensemble des raffineries du pays touchées par des grèves et le blocage de dépôts pétroliers.
Les 12 raffineries françaises sont désormais en grève, avec l'entrée dans le mouvement des deux dernières qui n'étaient pas encore touchées. Les autorités assurent que la pénurie est encore loin, mais l'oléoduc approvisionnant les aéroports parisiens ne fonctionnait plus hier, faute de produits pétroliers.
En outre, plusieurs centaines de stations-service étaient dépourvues de carburant, soit moins de 10 % des quelque 12 500 établissements, selon les distributeurs. « L'aéroport d'Orly a 17 jours de stocks et Roissy a des stocks au moins jusqu'à la fin de ce week-end », a précisé de son côté une porte-parole de Trapil, la société gérant le pipeline.
Par ailleurs, les unités antiémeute de la police ont pénétré sans incident dans plusieurs dépôts de carburant qui avaient été bloqués par des grévistes. Au moins cinq autres dépôts étaient encore bloqués hier. La France compte quelque 220 dépôts de carburant. La décision de faire intervenir les forces de l'ordre a été prise par Nicolas Sarkozy, a indiqué la présidence.
Ces actions sont devenues le principal moyen de pression dans le conflit sur les retraites. Pour le dirigeant du syndicat CGT, Bernard Thibault, « ce n'est pas la méthode qui permettra de sortir de l'impasse » sur le conflit des retraites. « Ce mouvement est durablement ancré dans le pays », a-t-il prévenu, soulignant que « même les chiffres de la police montrent que depuis plus de 15 ans il n'y a jamais eu autant de manifestants dans notre pays ».
Parallèlement, les lycéens, désormais au cœur de la contestation, sont redescendus dans la rue hier avec plus de 300 établissements perturbés selon le ministère (7 % des lycées). Une centaine d'entre eux se sont rassemblés dans le calme aux abords de l'hôtel Matignon, résidence du Premier ministre François Fillon, au lendemain d'affrontements en région parisienne. Du côté des transports, le trafic ferroviaire s'est amélioré, mais la SNCF conseille le report des voyages vers le sud ce week-end.
Une renégociation du projet, comme le demandent syndicats et opposition, semble néanmoins exclue, ainsi que l'a réaffirmé hier le ministre du Travail Éric Woerth, même s'il précise que des « modifications » restent possibles au Parlement, qui a déjà adopté les dispositions essentielles de la réforme. Cette réforme a « un objectif de justice sociale, notamment pour les petites retraites et les petits retraités. Que deviendraient-ils si demain il n'y avait pas d'argent pour payer les retraites ? Que deviendrions-nous dans ce cas-là ? » a souligné vendredi Nicolas Sarkozy.
La mobilisation en France contre la réforme des retraites tourne au bras de fer entre gouvernement et syndicats autour du secteur stratégique des carburants, avec l'ensemble des raffineries du pays touchées par des grèves et le blocage de dépôts pétroliers.Les 12 raffineries françaises sont désormais en grève, avec l'entrée dans le mouvement des deux dernières qui n'étaient pas encore touchées. Les autorités assurent que la pénurie est encore loin, mais l'oléoduc approvisionnant les aéroports parisiens ne fonctionnait plus hier, faute de produits pétroliers.En outre, plusieurs centaines de stations-service étaient dépourvues de carburant, soit moins de 10 % des quelque 12 500...
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