Emily Blunt incarne la reine Victoria jeune. (DR)
The Young Victoria,
de Jean Marc Vallée
Avec Emily Blunt
et Rupert Friend.
Dans ce film, il s'agissait de montrer une autre face de cette Victoria qu'on connaît des livres d'histoire, c'est-à-dire cette veuve toute de noir vêtue. Les premières scènes du film montrent Victoria lorsqu'elle vit encore dans sa quasi-prison. Elle a eu une enfance horrible. Son père est mort avant son premier anniversaire, laissant à sa mère, la duchesse de Kent, le soin d'élever l'unique héritière du trône. Devenue veuve, la duchesse n'a jamais pu concevoir un autre enfant pour le trône. Elle a donc étouffé l'enfance de Victoria, qui n'a pas eu de chambre et a été obligée de dormir dans un petit lit à côté de celui de sa mère jusqu'à l'âge de 18 ans. Mais c'est l'histoire d'amour entre Victoria et Albert, qui se sont mariés en 1840, qui est au cœur du film. Ce qui est intéressant, c'est qu'Albert est vraiment tombé amoureux d'elle. Il avait passé toute sa vie dans une cour allemande très austère et, d'un seul coup, il s'est retrouvé avec cette charmante jeune fille qui avait passé toute son enfance loin des fastes des palais. Elle aimait la danse, la musique et monter à cheval. Personne ne s'attendait à ce qu'ils tombent vraiment amoureux l'un de l'autre.
Grand Las Salinas, Planète Zouk, Abraj
Centurion,
de Neil Marshall
Avec Michael Fassbender
et Dominic West.
Anno Domini 117. L'Empire romain s'étend de l'Égypte à l'Espagne et jusqu'à la mer Morte à l'est. Mais au nord de l'Angleterre, l'armée romaine se heurte à la tribu barbare des Pictes. Marcus Dias, unique survivant d'une attaque des Pictes, rejoint la légendaire 9e légion du général Titus Virilus pour détruire ses anciens agresseurs. Au cours d'une embuscade, le général est fait prisonnier et Marcus se lance alors dans une lutte acharnée pour délivrer Virilus et sauver son peloton en les menant jusqu'aux frontières romaines.
Ce péplum, signé Neil Marshall, le seigneur anglais de l'horreur, ne fait pas dans la dentelle. Loin d'être un semblant de Gladiator, malgré les scènes froides dans la forêt qui rappellent le film de Ridley Scott, Centurion est plutôt un film gore, barbare comme un Conan modernisé. Heureusement que le film est court. Il ne risque pas d'ennuyer, mais il faudra d'abord être adepte de ce genre de films.
Grand Las Salinas, Planète Zouk, Abraj
Cyrus
De Mark et Jay Duplass
Avec John.C. Reilly
et Marisa Tomei.
Rien qu'à voir les tronches de John C. Reilly (qui n'a plus à prouver son talent, mais qui se permet dernièrement quelques scénarios faiblards) et de Jonah Hill, pur produit de l'usine Apatow, le spectateur s'attend de prime abord à une comédie loufoque et légère. Dans ce casting, il y a aussi l'excellente Catherine Keener, qui navigue toujours en eaux indépendantes. Mais on est tout de suite déçu, voire perdu. Car la comédie s'avère presque noire, même glauque. On n'est plus dans la comédie romantique ni dans le terrifiant (quand Jonah Hill fait les yeux ronds ou brandit le couteau). On est dans un entre-deux et c'est ce qui déroute. Le sujet est pourtant simple. Un divorcé désillusionné de l'amour retrouve une femme avec laquelle il s'entend bien, mais son fils Cyrus, trop possessif, semble lui mettre des bâtons dans les roues. Certes, les acteurs portent le film mais pas assez pour l'emmener loin, car le scénario n'est pas étoffé pour les aider.
Dans ce film, il s'agissait de montrer une autre face de cette Victoria qu'on connaît des livres d'histoire, c'est-à-dire cette veuve toute de noir vêtue. Les premières scènes du film montrent Victoria lorsqu'elle vit encore dans sa quasi-prison. Elle a eu une enfance horrible. Son père est mort avant son premier anniversaire, laissant à sa mère, la duchesse de Kent, le soin d'élever l'unique héritière du trône. Devenue veuve, la duchesse n'a jamais pu concevoir un autre enfant pour le trône. Elle a donc étouffé l'enfance de Victoria, qui n'a pas eu de chambre et a été obligée de dormir dans un petit lit à côté...

