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Moyen Orient et Monde - Pollution

La société hongroise à l’origine des boues toxiques sur la sellette

Le bilan des victimes s'alourdit à huit morts.
La police hongroise a interpellé un dirigeant de la société MAL, plus que jamais sur la sellette après le grave accident industriel de son usine il y a une semaine. Zoltan Bakonyi, fils de l'un des propriétaires de la société, a été interrogé sur la catastrophe des boues rouges, « qui a causé la mort de plusieurs personnes et de graves dommages à l'environnement », a indiqué la police dans un communiqué, ajoutant avoir lancé la procédure pour le placer en détention préventive.
« La société responsable pour la catastrophe de boue rouge doit être mise sous contrôle de l'État », a déclaré le Premier ministre Viktor Orban, au cours d'une session plénière du Parlement hongrois. « Puisqu'il ne s'agit pas d'une catastrophe naturelle, (...) ce n'est pas aux contribuables de subir les coûts, mais à ceux qui ont causé les dommages », a-t-il encore déclaré.
Entre-temps, le bilan s'est alourdi à huit morts, après la découverte du corps de la dernière personne portée disparue à Devecser, a déclaré le chef des services de secours Tibor Dobson à l'agence de presse nationale MTI. Devecser et Kolontar sont les deux villages les plus durement touchés par la coulée de boue rouge toxique qui s'est déversée il y a une semaine après la rupture d'un réservoir de l'usine d'aluminium d'Ajka, à 160 kilomètres à l'ouest de Budapest. La pollution a détruit l'écosystème des rivières Torna et Marcal et atteint, sous une forme diluée, le Danube lui-même. L'accident a aussi fait quelque 150 blessés. 45 personnes sont toujours hospitalisées, dont deux dans un état très grave.
Ses causes restent à élucider. MAL est soupçonnée d'avoir surchargé ses réservoirs, ce que la société a de nouveau fermement démenti hier. « Pour l'instant, nous ne savons pas encore si la société avait surchargé les réservoirs ou non, mais si oui, c'est de l'entreposage illégal de déchets et c'est un crime », a déclaré Zoltan Illes, le secrétaire d'État à l'Environnement, ajoutant que la société pourrait avoir à payer jusqu'à 73 millions d'euros d'amende. Les autorités ont saisi hier des documents concernant les réservoirs dans les locaux de l'usine d'Ajka, a précisé le secrétaire d'État.
À Kolontar, les ouvriers s'activaient à la construction d'une immense digue de 1 500 m de long, 30 m de large et 4 m de haut qui doit protéger le village en cas de nouvelle rupture du réservoir fissuré. L'ouvrage devait être terminé dans la soirée.
Entre-temps, trois experts de l'Union européenne, (UE) sur les cinq demandés par la Hongrie pour aider à surmonter les conséquences de l'inondation de boue rouge, sont arrivés en Hongrie. Ils doivent donner un compte-rendu de leurs examens et de leurs propositions vendredi, ont déclaré les services de lutte contre les catastrophes.
La police hongroise a interpellé un dirigeant de la société MAL, plus que jamais sur la sellette après le grave accident industriel de son usine il y a une semaine. Zoltan Bakonyi, fils de l'un des propriétaires de la société, a été interrogé sur la catastrophe des boues rouges, « qui a causé la mort de plusieurs personnes et de graves dommages à l'environnement », a indiqué la police dans un communiqué, ajoutant avoir lancé la procédure pour le placer en détention préventive.« La société responsable pour la catastrophe de boue rouge doit être mise sous contrôle de l'État », a déclaré le Premier ministre Viktor Orban, au...
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