« Tous ceux qui veulent devenir des citoyens israéliens naturalisés devront déclarer qu'ils seront des citoyens loyaux de l'État d'Israël comme État juif et démocratique », a expliqué avant le vote M. Netanyahu à ses ministres réunis en séance hebdomadaire. « L'État d'Israël est l'État-nation du peuple juif, tout en étant un État démocratique dont tous les citoyens, juifs et non juifs, bénéficient de droits totalement égaux », a ajouté le Premier ministre.
Le texte a suscité de vives critiques de la minorité arabe d'Israël (20 % de la population) qui le considère comme « raciste », notamment parce qu'il vise les Palestiniens cherchant à s'installer en Israël après s'être mariés avec des Arabes israéliens. Concrètement, ce texte n'affecte qu'un petit nombre de personnes.
Le ministre de la Défense Ehud Barak, dirigeant des travaillistes (centre gauche), a autorisé ses quatre collègues siégeant avec lui au gouvernement, sur un total de 30 ministres, « à voter selon leur conscience ». Un des ministres travaillistes, Yithak Herzog, a dénoncé hier « les relents de fascisme » de cet amendement. « Le processus engagé chez nous depuis un ou deux ans me fait peur, il y a des relents de fascisme dans les marges de la société israélienne (...) Le tableau général est très inquiétant et menace le caractère démocratique de l'État d'Israël », a affirmé M. Herzog à la radio militaire. « Pour moi, cet amendement n'a aucune raison d'être, si ce n'est de satisfaire aux arrangements politiques entre M. Netanyahu et (le chef de la diplomatie, Avigdor) Lieberman », a renchéri Avishay Braverman, le ministre travailliste en charge des minorités, devant des journalistes. Avec 15 élus, le parti ultranationaliste Israël Beiteinou de M. Lieberman constitue le principal soutien de M. Netanyahu à la Knesset.


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