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Économie - Budget

Portugal : gouvernement et opposition enterrent la hache de guerre

Gouvernement et opposition semblent avoir enterré la hache de guerre au Portugal, se disant prêts hier à négocier pour garantir l'adoption du prochain budget qui doit permettre d'accélérer la réduction des déficits et rassurer les marchés financiers.

Après une semaine de forte tension entre l'exécutif socialiste minoritaire et le principal parti d'opposition de centre-droit, le Parti social-démocrate, les deux camps ont accepté le principe d'une « négociation dans le cadre parlementaire », à l'issue d'une médiation menée par le président Anibal Cavaco Silva.
« Le PSD est disponible pour permettre l'adoption du budget dans le cadre de la négociation parlementaire à condition que le gouvernement suive une politique adaptée de diminution des dépenses et non de hausse d'impôts », a déclaré son président, Pedro Passos Coelho, après s'être entretenu avec M. Cavaco Silva, également membre du PSD.
De son côté, le chef du groupe parlementaire socialiste Francisco Assis a assuré que son parti était « prêt à négocier de manière claire et transparente les conditions de l'adoption du budget » qui doit permettre de ramener le déficit public de 7,3 % du PIB cette année à 4,6 % en 2011. « Nous ferons tout pour permettre l'approbation du budget », a affirmé le dirigeant socialiste, soulignant « les conséquences dramatiques qu'aurait un rejet du budget pour notre pays ». « La réduction de la dépense publique est notre priorité », a par ailleurs assuré M. Assis, ajoutant que « la question d'une éventuelle hausse d'impôts se posera en fonction des résultats de l'exécution du budget ».
L'éventualité d'une nouvelle hausse d'impôts, intervenant après une première augmentation générale de la charge fiscale en 2010, avait été à l'origine de la rupture, la semaine dernière, des discussions entre le Premier ministre socialiste José Socrates et le chef du PSD, seul parti à avoir apporté son soutien au programme d'austérité du gouvernement.
Pedro Passos Coelho avait alors exclu toute négociation préalable sur le budget, tant que le gouvernement ne renoncerait pas à augmenter les impôts. Il avait par ailleurs accusé le gouvernement de ne « pas avoir fait son travail », en laissant augmenter les dépenses de l'État, contrairement à l'accord conclu en mai sur les mesures d'austérité.
Cet échec des négociations avait fait planer la menace d'une crise politique au Portugal, après que le Premier ministre José Socrates eut laissé entendre qu'il pourrait démissionner en cas de rejet du budget, provoquant l'inquiétude des marchés financiers et une envolée des taux d'intérêt de la dette portugaise.
Hier, les rendements des obligations portugaises se sont légèrement détendus, le taux des emprunts d'État à 10 ans baissant à 6,354 % hier soir après avoir dépassé la veille en séance les 6,65 % pour se fixer à 6,402 % à la clôture.
Dans un communiqué, le président Cavaco Silva a souligné hier « les conséquences extrêmement graves d'une crise politique dans la conjoncture actuelle » et appelé les partis, au nom des « intérêts supérieurs de la nation », à faire « tous les efforts nécessaires pour parvenir à une entente sur le budget ».
À Bruxelles, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ancien Premier ministre PSD du Portugal, a également accru la pression sur le gouvernement Socrates, appelant les autorités à « ne pas décevoir » et à « annoncer très rapidement un budget 2011 solide et crédible ».
La loi de finances 2011 doit être présentée avant le 15 octobre au Parlement mais, selon les médias portugais, le gouvernement pourrait en annoncer les grandes lignes dès mercredi soir, à la veille d'un débat d'actualité prévu au Parlement en présence du Premier ministre.

Après une semaine de forte tension entre l'exécutif socialiste minoritaire et le principal parti d'opposition de centre-droit, le Parti social-démocrate, les deux camps ont accepté le principe d'une « négociation dans le cadre parlementaire », à l'issue d'une médiation menée par le président Anibal Cavaco Silva.« Le PSD est disponible pour permettre l'adoption du budget dans le cadre de la négociation parlementaire à condition que le gouvernement suive une politique adaptée de diminution des dépenses et non de hausse d'impôts », a déclaré son président, Pedro Passos Coelho, après s'être entretenu avec M. Cavaco Silva, également membre du PSD.De son...
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