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Moyen Orient et Monde - France

La vente du « Parisien » fait craindre pour l’indépendance de la presse

La vente du très populaire journal Le Parisien/Aujourd'hui en France, convoité par Serge Dassault, réputé proche de Nicolas Sarkozy, suscite des craintes d'une emprise grandissante du pouvoir sur la presse française. Le patron du groupe Dassault, spécialisé dans l'aéronautique et la défense, également sénateur UMP (droite, au pouvoir), étudie un éventuel rachat de ce titre à gros tirage et pourrait faire une offre de reprise à Marie-Odile Amaury, actionnaire majoritaire.
Si M. Dassault achetait Le Parisien, il contrôlerait en effet deux titres phares de la presse quotidienne en France : Le Figaro, qui a diffusé en 2009 quelque 314 000 exemplaires en moyenne, et Le Parisien, 305 000 exemplaires auxquels s'ajoutent les 177 000 exemplaires d'Aujourd'hui en France (sa version hors région parisienne).
Le Parti socialiste a estimé que cet éventuel rachat constituerait une « grave menace pour le pluralisme de l'information ». Relevant que Serge Dassault est « patron d'un grand groupe industriel qui vit des commandes de l'État », le secrétaire national du Parti socialiste chargé des médias, Patrick Bloche, affirme que l'industriel « a édifié ainsi, en réalité avec l'aide des fonds publics, un empire de presse dont dispose de fait la majorité présidentielle ».
Cinq députés proches de l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, principal concurrent à droite de Nicolas Sarkozy, ont de leur côté annoncé le dépôt d'une proposition de loi pour empêcher un tel rachat. Les journalistes du quotidien ont eux exprimé leur souci d'indépendance.
Le ministre de la Communication Frédéric Mitterrand a rejeté ces critiques, affirmant que ce possible rachat était un « sujet économique, nullement un sujet politique ».
La vente du très populaire journal Le Parisien/Aujourd'hui en France, convoité par Serge Dassault, réputé proche de Nicolas Sarkozy, suscite des craintes d'une emprise grandissante du pouvoir sur la presse française. Le patron du groupe Dassault, spécialisé dans l'aéronautique et la défense, également sénateur UMP (droite, au pouvoir), étudie un éventuel rachat de ce titre à gros tirage et pourrait faire une offre de reprise à Marie-Odile Amaury, actionnaire majoritaire.Si M. Dassault achetait Le Parisien, il contrôlerait en effet deux titres phares de la presse quotidienne en France : Le Figaro, qui a diffusé en 2009 quelque 314 000 exemplaires en moyenne, et Le Parisien, 305 000 exemplaires auxquels...
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