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Moyen Orient et Monde - Sécurité

La France s’alarme d’une menace d’attentats accrue qui émanerait d’el-Qaëda au Maghreb

Une enquête a été ouverte concernant la possibilité d'une attaque-suicide à Paris.
Les autorités françaises se sont à nouveau alarmées hier d'un risque d'attentats, accru depuis jeudi, concernant une menace qui émanerait d'el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI). Après plusieurs mises en garde formulées depuis une semaine par des responsables français, les inquiétudes se font plus précises, une source proche du ministère de l'Intérieur faisant état d'un renseignement en provenance d'Algérie, selon lequel AQMI « ferait peser une menace imminente d'attentat sur le territoire national ».
« La menace est réelle, notre vigilance est renforcée », a déclaré hier le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, rappelant que le plan Vigipirate restait activé au niveau rouge, dernier cran avant le niveau écarlate, déclenché en cas de risque d'attentat imminent. Le risque d'un attentat s'est renforcé en France depuis jeudi, mais « pas spécifiquement » sur les transports, a souligné le ministère de l'Intérieur, parlant de « types d'objectifs indéfinis ».
Deux réseaux jihadistes distincts, qui étaient dormants, repérés et disposaient de moyens financiers en France, se seraient récemment réveillés à la faveur de l'arrivée sur le territoire national de plusieurs islamistes radicaux, sans doute revenus de la zone pakistano-afghane, selon une source policière. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « vérifier la crédibilité » d'un renseignement sur une femme soupçonnée de vouloir mener un attentat-kamikaze dans la capitale, selon une source judiciaire. De source proche du ministère de l'Intérieur, on indiquait que cette piste « n'est pas forcément l'élément le plus inquiétant ».
Par ailleurs, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, fait l'objet depuis jeudi soir d'une protection rapprochée du service de protection des hautes personnalités pour une durée et une raison indéterminées.
Après l'enlèvement au Niger de sept expatriés, dont cinq Français, et une fausse alerte à la bombe mardi soir à la tour Eiffel et dans le RER parisien, M. Hortefeux avait déclaré dimanche que « la menace ne fait que se préciser, hélas, ces derniers jours ». Il y a une semaine, Bernard Squarcini, chef de la Direction centrale du renseignement intérieur, avait déclaré que « tous les clignotants sont au rouge ».
Des sources syndicales à la RATP, la SNCF et Air France ont indiqué n'avoir noté aucun changement dans les dispositifs de sécurité à l'exception de ceux des aéroports.
Avec l'adoption d'une loi interdisant le voile islamique intégral dans l'espace public, la participation du contingent français aux opérations en Afghanistan, l'attaque en juillet par un commando français d'une base d'AQMI qui a fait sept morts parmi les jihadistes, les griefs des membres d'el-Qaëda contre Paris ne manquent pas.
Les autorités françaises se sont à nouveau alarmées hier d'un risque d'attentats, accru depuis jeudi, concernant une menace qui émanerait d'el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI). Après plusieurs mises en garde formulées depuis une semaine par des responsables français, les inquiétudes se font plus précises, une source proche du ministère de l'Intérieur faisant état d'un renseignement en provenance d'Algérie, selon lequel AQMI « ferait peser une menace imminente d'attentat sur le territoire national ».« La menace est réelle, notre vigilance est renforcée », a déclaré hier le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, rappelant que le plan Vigipirate restait...
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