Cette nouvelle action sous la forme de « sit-in », la première du genre depuis le début de la vague de protestations le 11 juin contre l'administration indienne, devrait débuter mardi prochain, a indiqué ce leader âgé de 81 ans.
L'armée a dénoncé cette initiative, appelant les habitants à la retenue, au lendemain d'une réunion à l'issue de laquelle la police et les forces paramilitaires ont assuré avoir mis au point « une stratégie commune » pour parvenir à un retour au calme dans ce territoire. « Les discussions ont porté sur les mesures pour contrer efficacement le calendrier des manifestations », a déclaré l'armée mercredi soir dans un communiqué. Aucun détail n'a été donné sur la « nouvelle stratégie » qui doit être appliquée immédiatement.
Depuis le 11 juin, le Cachemire est secoué par des violences qui ont fait au moins 94 morts, dans un contexte où le pouvoir est critiqué pour sa mauvaise gestion d'une insurrection qui dure depuis 20 ans.
Les principales villes de la région à majorité musulmane restaient placées hier sous un strict couvre-feu pour le cinquième jour consécutif.
À Srinagar, principale ville de la vallée, cinq membres des forces paramilitaires ont été blessés dans un accident de voiture lorsque des manifestants leur ont jeté des pierres, selon la police. Cinq insurgés présumés ont par ailleurs été tués par l'armée lors d'un échange de feu près de la ville de Tral, dans le sud du Cachemire, a-t-on précisé de même source.
Au lendemain de la réunion de crise à New Delhi rassemblant les différents partis politiques, la presse indienne critiquait hier le gouvernement du Premier ministre Manmohan Singh, regrettant la seule décision prise consistant à envoyer sur place une commission d'enquête.


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