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Moyen Orient et Monde - Le Billet

Terry Jones, l’unique

C'est par un frisquet 1er février de l'année 1942 que vint au monde Terry Jones. Ce monde, Terry l'aborda par le pays de Galles, plus précisément par Colwyn Bay, ville côtière facile d'accès puisque traversée par la A55 et desservie par la Colwyn Bay Railway Station. Ce monde, il y entra sous la rocaille des accents celtiques et les regards probablement énamourés de son père, employé de banque, et de sa mère, femme au foyer. Quelques années plus tard, Terry, alors scolarisé à la Royal Grammar School de Guildford, faisait toujours la fierté de ses parents en officiant en tant que délégué de la classe. Passé le cap d'une adolescence classique, donc laborieuse, le jeune homme entreprit des études d'histoire médiévale au St. Edmund Hall d'Oxford.
C'est à Oxford que Jones fit une rencontre, celle de Michael Palin, qui fit prendre à sa vie un tour troubadour. Après une courte gestation, Jones, Palin et quelques autres farfelus adeptes de l'absurde et du non-sens accouchèrent d'un « Monty Python ».
En 1975, résolument engagé dans une entreprise de dévoiement de son savoir académique, Jones lança, avec la complicité d'un autre Terry - Gilliam, un Américain cette fois - ses Monty Python à la quête du « Holy Grail ». Quatre ans plus tard, il récidiva en creusant plus profond encore le filon de l'histoire pour finir en Galilée, en l'an 1. Année de la naissance d'un certain Brian Cohen, dont il raconta la vie sur grand écran. La vie, le cycle de la vie, de la naissance à la mort, il entreprit d'en chercher le sens, cinq ans plus tard. Et produit à nouveau - on ne se refait pas - le fruit de ses recherches en technicolor.
Touche à tout impénitent, Terry écrivit également et notamment des articles politiques pour la presse, publia un ouvrage intitulé Ma guerre contre la guerre au terrorisme, posa nu, devant un piano, une cravate nouée autour du cou, pour la Royal Society of Portrait Painters Annual Exhibition et se fendit d'un documentaire sur l'« Histoire du 1 » pour la BBC. Documentaire dans lequel il mêlait sans vergogne et selon la Beeb, « bouffonnerie, étrange sens de l'humour et érudition ».
Alors qu'un usurpateur homonyme, pasteur péquenot et insignifiant porteur d'un projet aberrant pour l'anniversaire du 11-Septembre, a pris une importance planétaire et ahurissante à la faveur de la mise en branle d'un engrenage absurde dont les rouages s'appellent « médias », « responsables de tout poil » et « public », rendons à César ce qui appartient à César, et son nom à Terry Jones.
C'est par un frisquet 1er février de l'année 1942 que vint au monde Terry Jones. Ce monde, Terry l'aborda par le pays de Galles, plus précisément par Colwyn Bay, ville côtière facile d'accès puisque traversée par la A55 et desservie par la Colwyn Bay Railway Station. Ce monde, il y entra sous la rocaille des accents celtiques et les regards probablement énamourés de son père, employé de banque, et de sa mère, femme au foyer. Quelques années plus tard, Terry, alors scolarisé à la Royal Grammar School de Guildford, faisait toujours la fierté de ses parents en officiant en tant que délégué de la classe. Passé le cap d'une adolescence classique, donc laborieuse, le jeune homme entreprit des...
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