C'est à Oxford que Jones fit une rencontre, celle de Michael Palin, qui fit prendre à sa vie un tour troubadour. Après une courte gestation, Jones, Palin et quelques autres farfelus adeptes de l'absurde et du non-sens accouchèrent d'un « Monty Python ».
En 1975, résolument engagé dans une entreprise de dévoiement de son savoir académique, Jones lança, avec la complicité d'un autre Terry - Gilliam, un Américain cette fois - ses Monty Python à la quête du « Holy Grail ». Quatre ans plus tard, il récidiva en creusant plus profond encore le filon de l'histoire pour finir en Galilée, en l'an 1. Année de la naissance d'un certain Brian Cohen, dont il raconta la vie sur grand écran. La vie, le cycle de la vie, de la naissance à la mort, il entreprit d'en chercher le sens, cinq ans plus tard. Et produit à nouveau - on ne se refait pas - le fruit de ses recherches en technicolor.
Touche à tout impénitent, Terry écrivit également et notamment des articles politiques pour la presse, publia un ouvrage intitulé Ma guerre contre la guerre au terrorisme, posa nu, devant un piano, une cravate nouée autour du cou, pour la Royal Society of Portrait Painters Annual Exhibition et se fendit d'un documentaire sur l'« Histoire du 1 » pour la BBC. Documentaire dans lequel il mêlait sans vergogne et selon la Beeb, « bouffonnerie, étrange sens de l'humour et érudition ».
Alors qu'un usurpateur homonyme, pasteur péquenot et insignifiant porteur d'un projet aberrant pour l'anniversaire du 11-Septembre, a pris une importance planétaire et ahurissante à la faveur de la mise en branle d'un engrenage absurde dont les rouages s'appellent « médias », « responsables de tout poil » et « public », rendons à César ce qui appartient à César, et son nom à Terry Jones.


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