Au Liberia, des maisons avalées par l’océan Atlantique
OLJ /
le 04 septembre 2010 à 00h58
Environ 250 personnes ont perdu leurs maisons ces dernières années à Buchanan. Photo AFP
Sa maison sur la plage de la ville portuaire de Buchanan, à environ 200 km au sud de Monrovia, n'est plus qu'un rêve pour Frances Kwessi, 35 ans, qui l'a vue disparaître pièce après pièce, rongée par la montée de l'océan Atlantique. « C'est ma maison. Comme vous pouvez le voir, il n'y a qu'une seule pièce qui n'a pas encore été touchée par la mer », se lamente Mme Kwessi, un bébé sur le dos. Elle montre au journaliste de l'AFP cette unique pièce restante où elle dort avec ses trois enfants. Les marées montantes ont emporté les trois quarts de la maison de briques au sol cimenté et au toit en tôle. L'érosion des côtes au Liberia a entraîné la disparition de plages et mis en danger les communautés qui ont construit trop près du bord. Selon le gouvernement, environ 250 personnes ont perdu leurs maisons ces dernières années à Buchanan et dix mètres de plage ont disparu sous l'effet de marées de plus en plus hautes et de vagues de plus en plus fortes. « Vous voyez des gens construire très près de la plage. Nous leur avons dit de ne pas le faire, en vain », affirme à l'AFP le maire de la ville, Mickel Mayongar. Joseph Garveson, homme d'affaires de la région, souligne qu'auparavant, la montée de la mer était surtout notable en saison des pluies, mais que désormais ce phénomène se produit aussi en saison sèche, de novembre à juin. À Congo Town, à l'est de Monrovia, et à New Kru Town, à l'ouest, la mer avale au moins trois mètres de terre chaque année, selon l'Agence nationale de protection de l'environnement (EPA). En février 2009, une tempête a provoqué une montée de la mer et des centaines de personnes de ces deux quartiers se sont retrouvées dans la rue.
Sa maison sur la plage de la ville portuaire de Buchanan, à environ 200 km au sud de Monrovia, n'est plus qu'un rêve pour Frances Kwessi, 35 ans, qui l'a vue disparaître pièce après pièce, rongée par la montée de l'océan Atlantique. « C'est ma maison. Comme vous pouvez le voir, il n'y a qu'une seule pièce qui n'a pas encore été touchée par la mer », se lamente Mme Kwessi, un bébé sur le dos. Elle montre au journaliste de l'AFP cette unique pièce restante où elle dort avec ses trois enfants. Les marées montantes ont emporté les trois quarts de la maison de briques au sol cimenté et au toit en tôle.L'érosion des côtes au Liberia a entraîné la...
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