M. Kouchner a affirmé avoir eu « le cœur serré » par la situation très difficile des Roms. « Comment faire pour y remédier ? En démissionnant, j'y ai pensé », a-t-il dit sur la radio RTL, en précisant en avoir parlé au président Nicolas Sarkozy.
Ce qui l'a retenu de le faire, « c'est l'efficacité : il faut absolument s'en occuper beaucoup plus », a-t-il dit. « C'est important de continuer. S'en aller c'est déserter, c'est accepter », a-t-il ajouté, rappelant qu'il travaillait depuis 25 ans, dans ses différentes fonctions, sur la question des Roms.
Un autre membre important du gouvernement, le centriste Hervé Morin, ministre de la Défense, lui aussi fait entendre sa différence sur les expulsions de Roms, appelant à une « société apaisée et de la reconnaissance » et fustigeant les discours de « la haine, de la peur et du bouc-émissaire ».
Bernard Kouchner a néanmoins défendu les principaux aspects de la politique menée : « Je pense d'abord, a-t-il dit, qu'il est nécessaire de faire respecter la loi. » Bernard Kouchner a aussi réitéré les observations françaises à l'Union européenne, en relevant que « 1 % de 20 milliards » d'euros de budget prévu pour l'intégration des Roms ont été dépensés. « L'Europe existe, chacun est responsable de l'intégration de ses populations », a-t-il martelé.


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