En rachetant le groupe britannique International Power (IP), le français GDF Suez devient le deuxième producteur d’électricité au monde.
D'autres tentatives de rapprochement attirent l'attention : la compagnie pétrolière sud-coréenne KNOC tente de racheter la britannique Dana Petroleum pour environ 2 milliards d'euros. « Il est probablement trop tôt pour parler d'une véritable tendance, mais cela témoigne d'un environnement plus favorable » après une période « sans doute plus difficile », a expliqué à l'AFP David Hart, de Westhouses Securities. « Après avoir vu les prix du baril de pétrole s'envoler vers les 150 dollars puis s'effondrer en dessous de 40 dollars (en 2008 et 2009, NDLR), il devenait difficile d'évaluer la valeur d'actifs » du secteur, et le resserrement du crédit à la suite de la crise financière « n'encourageait pas » les grosses opérations, a-t-il indiqué. « Les incertitudes sur les perspectives économiques restent fortes, mais le marché de l'énergie est un marché de très long terme, il ne se détermine pas uniquement au prisme des cours et commentaires du jour », ajoutait cependant M. Hart. Selon l'analyste, les groupes pétroliers qui peuvent se le permettre « conservent leur portefeuille, le développent et restent à l'affût de projets d'exploration » susceptibles de dégager une valeur importante à l'avenir.
De même, dans les secteurs de l'électricité et du gaz, une étude publiée au printemps par PricewaterhouseCoopers révélait que les fusions-acquisitions avaient diminué de moitié en valeur en 2009, mais que le nombre des transactions restait soutenu : les acquisitions se poursuivaient donc, les acheteurs potentiels préférant « des cibles de taille plus modeste ».
Les récentes opérations se distinguent au contraire par l'ampleur des sommes en jeu.
Dans l'immédiat, ces acquisitions, qui exercent une pression importante sur la trésorerie des groupes (GDF Suez va par exemple céder pour 4 à 5 milliards d'euros d'actifs suite au rachat d'IP), peuvent provoquer des réactions mitigées en Bourse et susciter des analyses plus circonspectes. Ainsi, la note de crédit de Vedanta a été dégradée par l'agence de notation Fitch et placée sous surveillance par sa concurrente Moody's. « Cela reflète nos inquiétudes sur le fait que cet achat massif est largement financé par l'endettement », a précisé Alan Greene, analyste de Moody's.


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