L'un des avocats de l'Iranienne, Javid Kian, a dit à HRW s'attendre à ce que la Cour suprême rende dans les prochains jours son verdict final sur son exécution ou non. /
"Les aveux télévisés de Sakineh Mohammadi-Ashtiani renforcent nos craintes que l'Iran exécutera bientôt cette femme", écrit HRW dans un communiqué publié samedi à Beyrouth.
"Les hommes qui dirigent l'Iran n'ont apparemment pas honte du tout, ils prononcent d'abord la sentence barbare de mort par lapidation et ensuite recourent à une confession télévisée", ajoute l'ONG basée à New York.
"Dans de telles circonstances, toutes les raisons portent à croire que les 'soi-disant' aveux ont été obtenus sous la contrainte", a dit Nadya Khalifé, responsable du dossier des droits de la Femme au Moyen-Orient.
L'un des avocats de l'Iranienne, Javid Kian, a dit à HRW s'attendre à ce que la Cour suprême rende dans les prochains jours son verdict final sur l'exécution ou non de l'Iranienne.
Il a ajouté que les autorités l'avaient empêché de voir sa cliente détenue depuis deux ans à la prison de Tabriz (nord-ouest).
La révélation début juillet de l'exécution imminente par lapidation de cette Iranienne a suscité une vague d'indignation dans le monde.
La justice iranienne a ensuite annoncé le 11 juillet la "suspension pour des raisons humanitaires" du verdict.
Selon les autorités iraniennes, Mme Mohammadi-Ashtiani a été condamnée en 2006 pour adultère et implication dans le meurtre de son mari, et le verdict a été confirmé en 2007 par la cour d'appel.
La défense et l'ONG Amnesty international affirment en revanche que Mme Mohammadi-Ashtiani n'a été condamnée initialement que pour avoir eu "une relation illégale" avec deux hommes après la mort de son mari, et que l'accusation de meurtre a été ensuite ajoutée par les autorités pour justifier cette condamnation.


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