Dokou Oumarov, alias Abou Ousman, a ensuite présenté celui qu'il désigne comme son successeur, le nouveau chef de l'« Émirat du Caucase » Aslambek Vadalov, le décrivant comme « plus jeune et plus énergique » que lui. « Cela ne veut pas dire que je vais me retirer du jihad », a-t-il dit, promettant de faire « tout son possible, en parole et en action » pour continuer la lutte contre les autorités russes.
« Je n'ai rien à ajouter », a pour sa part déclaré le nouvel « émir », assis à côté de son prédécesseur et d'un autre combattant, tous trois barbus, habillés en treillis et assis dans une forêt.
Selon des sites proches de la rébellion islamiste, Aslambek Vadalov est un vétéran de la première guerre menée par les Russes en Tchétchénie (1994-1996). Durant la seconde guerre, lancée en 1999 par Vladimir Poutine, il a combattu aux côtés du « commandant Khattab », un chef de guerre célèbre tué en 2002.
Le président tchétchène Ramzan Kadyrov et son ministre de l'Intérieur, Rouslan Alkhanov, ont minimisé l'importance de ce changement à la tête de la rébellion. Oumarov « est malade, il se cache dans un terrier comme un rat, écrase des poux, il n'a plus de dents et n'est plus en état de commander », a déclaré, selon Interfax, M. Kadyrov. « Depuis bien longtemps nous savons que Dokou Oumarov n'a pas d'influence sur les combattants », a jugé Rouslan Alkhanov.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine