Barack Obama s’est exprimé hier lors d’un congrès d’anciens combattants handicapés à Atlanta, en Géorgie, au sud-est des États-Unis. Jason Reed/Reuters
L'Irak vient de connaître en juillet son mois le plus meurtrier en deux ans, avec 535 morts, dont 396 civils dans des violences, selon les autorités irakiennes. Ce chiffre a été contesté par l'armée américaine, qui a évoqué « 222 tués et 782 blessés ». En outre, les responsables politiques du pays n'ont toujours pas réussi à former un gouvernement, cinq mois après les élections législatives. « Aujourd'hui, alors même que les terroristes tentent d'enrayer les progrès de l'Irak (...), la violence en Irak continue à être presque aussi basse que depuis des années », a assuré M. Obama, en soulignant que « le mois prochain notre mission militaire va évoluer du combat au soutien et à l'entraînement des forces irakiennes de sécurité ». Mais, a-t-il reconnu, « ces tâches sont dangereuses ». « La vérité, même si elle est difficile, est que le sacrifice américain en Irak n'est pas terminé », a-t-il concédé.
M. Obama, critique véhément de la guerre en Irak lancée en 2003 par son prédécesseur George W. Bush, avait annoncé le 27 février 2009, juste après sa prise de fonctions, le retrait graduel des forces américaines d'Irak. Il a recentré les efforts de l'armée américaine en Afghanistan, où les effectifs ont triplé depuis le début de son mandat et atteindront en septembre 96 000 soldats, selon la Maison-Blanche. « Nous sommes confrontés à d'énormes difficultés en Afghanistan. Mais il est important que les Américains sachent que nous effectuons des progrès et que nous sommes concentrés sur des objectifs bien définis et accessibles », a par ailleurs estimé M. Obama.
Fin août, il ne restera plus que quelque 50 000 soldats américains en Irak, contre 144 000 lorsque M. Obama avait pris ses fonctions. Au terme du plan américain, les derniers éléments de la force expéditionnaire auront quitté l'Irak fin décembre 2011. « Un débat vigoureux sur la guerre en Irak s'est produit dans notre pays. Il y a des patriotes qui ont soutenu » l'invasion de l'Irak « et des patriotes qui s'y sont opposés », a reconnu le président. « Mais il n'y a jamais eu de différends entre nous pour soutenir le plus d'un million d'Américains portant l'uniforme qui ont servi en Irak », a-t-il affirmé, en jurant que « chaque Américain ayant porté l'uniforme doit le savoir : nous allons prendre soin de vous lorsque vous reviendrez ».
M. Obama a évoqué des aides aux anciens combattants victimes des effets de « l'agent orange » au Vietnam et du syndrome de la guerre du Golfe, ou devenus SDF. Il a par ailleurs encouragé ceux qui souffrent de stress post-traumatique à contacter des thérapeutes. « Ce n'est pas un signe de faiblesse que de demander de l'aide », a-t-il affirmé.


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