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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Abbas se dit prêt à des négociations « directes »

Israël intensifie ses pressions sur les Palestiniens ; violents heurts entre colons juifs et villageois palestiniens en Cisjordanie.

Quatre colons juifs et trois Palestiniens ont été blessés hier lors d’affrontements au cours d’une attaque contre le village palestinien de Burin (nord de la Cisjordanie). Jaafar Ashtiyeh/AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a sommé hier les Palestiniens de commencer « sans délai » des négociations directes avec son pays, tandis que les deux camps se rejettent la responsabilité de l'impasse actuelle.
« Il faut passer à présent et sans délai supplémentaire aux négociations directes », a déclaré M. Netanyahu devant la commission des Affaires étrangères de la Knesset (Parlement) en assurant qu'il « existe là-dessus une entente entre Israël et les Américains ». Il a accusé l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas de « vouloir éluder des négociations directes ». « Nous sommes prêts, quant à nous, à entamer des négociations directes dès la semaine prochaine », a poursuivi le Premier ministre, dont les propos ont été repris par les radios israéliennes. M. Netanyahu a critiqué les « tentatives des Palestiniens d'obtenir auprès de la Ligue arabe un soutien à leur refus » de négocier face à face avec l'État hébreu.
À Amman, le président Abbas a assuré qu'il était prêt à discuter directement si les conditions nécessaires étaient réunies. « Nous sommes prêts à entamer des négociations directes. Nous avons négocié dans le passé avec divers gouvernements israéliens. Pourquoi ne voudrions-nous pas négocier ? Nous ne tentons pas de nous défiler », a déclaré M. Abbas à l'AFP. L'Autorité palestinienne réclame des garanties sur un gel de la colonisation juive et sur Jérusalem-Est annexée, sur des questions de sécurité et sur le tracé des frontières d'un futur État palestinien, avant de s'engager dans des négociations directes. Elle a obtenu le 18 juillet le soutien du chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, à l'issue d'un entretien au Caire avec l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell. La Ligue arabe se réunit à nouveau jeudi au Caire en présence du président Abbas, qui doit informer les participants de l'état des discussions indirectes avec Israël, ouvertes début mai sous l'égide des États-Unis. Les négociations directes sont interrompues depuis l'offensive dévastatrice de l'État hébreu dans la bande de Gaza fin 2008.
M. Netanyahu a réitéré par ailleurs sa promesse de reprendre la construction dans les implantations de Cisjordanie occupée après le 26 septembre, à la fin du moratoire décidé par son gouvernement. « Nous avons annoncé un gel de la construction dans les implantations de dix mois afin que les Palestiniens engagent des négociations directes. Entre-temps, sept mois et demi se sont écoulés et ils ne l'ont pas fait », a déploré le chef du gouvernement israélien. Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a assuré, quant à lui, lors d'une tournée dans des colonies du nord de la Cisjordanie : « Le 26 septembre, le gel finira et la vie pourra reprendre normalement » dans les implantations.
Par ailleurs, un haut responsable militaire a exprimé la crainte d'une escalade de la violence de la part de colons extrémistes si le moratoire était prolongé, a rapporté la radio militaire israélienne. Quatre colons israéliens et trois Palestiniens ont été blessés hier lors d'affrontements au cours d'une attaque contre le village palestinien de Burin (nord de la Cisjordanie), selon des témoins. Les heurts ont éclaté après la démolition par l'armée de deux caravanes installées illégalement par des colons dans l'implantation voisine de Har Bracha. Des colons ont alors mis le feu à des champs palestiniens, selon des témoins. Ils ont aussi « crevé les pneus de deux jeeps de l'armée et agressé des habitants (palestiniens) dans le village de Burin », près de Naplouse, a indiqué à l'AFP un porte-parole militaire. L'armée a dénoncé le comportement des colons et assuré, dans un communiqué, qu'elle ne « tolérerait pas que de tels incidents se reproduisent ».
En outre, M. Netanyahu a rencontré dimanche soir à Jérusalem le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim. Selon son programme, M. Amorim devait s'entretenir hier à Ramallah avec les dirigeants palestiniens avant de revenir à Jérusalem, puis de se rendre à Damas. Le Brésil tente de jouer un rôle de médiateur, après avoir conclu un accord en mai avec la Turquie sur la question du nucléaire iranien. Enfin, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a quitté Tel-Aviv hier pour les États-Unis, où il doit avoir des entretiens officiels avec les principaux dirigeants américains et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Il sera de retour en Israël samedi soir.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a sommé hier les Palestiniens de commencer « sans délai » des négociations directes avec son pays, tandis que les deux camps se rejettent la responsabilité de l'impasse actuelle.« Il faut passer à présent et sans délai supplémentaire aux négociations directes », a déclaré M. Netanyahu devant la commission des Affaires étrangères de la Knesset (Parlement) en assurant qu'il « existe là-dessus une entente entre Israël et les Américains ». Il a accusé l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas de « vouloir éluder des négociations directes »....
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