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Économie - Finances

L’Europe défend ses tests de résistance

Après la publication vendredi des résultats des tests de résistance des banques du Vieux Continent, dirigeants et régulateurs européens ont défendu la crédibilité de l'exercice, en attendant la réaction des marchés aujourd'hui, qui pourrait être mitigée. Sur 91 banques soumises à cet examen, cinq établissements espagnols, un allemand et un grec ont finalement échoué et devront lever, au minimum, 3,5 milliards d'euros pour renforcer leur solidité financière. Un résultat qui a immédiatement suscité le scepticisme des analystes, qui s'interrogent sur le niveau d'exigence de ces tests. « Si vous regardez les critères, c'était un examen difficile à réussir », a pourtant assuré la ministre française de l'Économie, Christine Lagarde, pour qui « l'Europe a apporté la dernière pierre à l'édifice visant à restaurer (la) confiance » dans les banques et les États de l'Union européenne, malmenée depuis deux ans par des crises successives. Car l'enjeu était là : permettre au système bancaire européen de fonctionner plus normalement et d'ouvrir ainsi franchement les vannes du crédit, pour soutenir la reprise.
La ministre espagnole de l'Économie Elena Salgado, dont le pays est soumis à une forte pression des marchés inquiets de sa situation financière, espérait ainsi que l'amélioration entrevue cette semaine « se renforce dans les semaines à venir et que le crédit recommence à circuler ». « Durant les semaines à venir, c'est le marché interbancaire (sur lequel les banques acceptent de se prêter ou non les unes aux autres, ndlr) qui apportera la réponse à la question de savoir si la confiance dans les banques européennes est revenue », a expliqué Mark O'Sullivan de la société de courtage Currencies Direct.
La réaction des marchés européens est ainsi très attendue aujourd'hui, même si les premiers signaux enregistrés vendredi soir laissent penser qu'elle sera modérée. « Je ne suis pas trop inquiet de la réaction (des marchés) à court terme », a déclaré le secrétaire d'État espagnol à l'Économie José Manuel Campa.
S'ils ont émis de vives réserves quant à la difficulté des tests, les analystes ont néanmoins salué l'ampleur des informations publiées sur les banques testées, qui donnent une vision plus claire du paysage bancaire européen. « Il faudra du temps au marché pour digérer toutes ces informations », a estimé le chef économiste d'Unicredit, Marco Annunziata. « C'est un premier pas vers davantage de transparence, mais insuffisant pour améliorer de manière importante la confiance dans le système bancaire européen, ce qui aurait dû être l'objectif principal de l'exercice », a-t-il jugé.
Après la publication vendredi des résultats des tests de résistance des banques du Vieux Continent, dirigeants et régulateurs européens ont défendu la crédibilité de l'exercice, en attendant la réaction des marchés aujourd'hui, qui pourrait être mitigée. Sur 91 banques soumises à cet examen, cinq établissements espagnols, un allemand et un grec ont finalement échoué et devront lever, au minimum, 3,5 milliards d'euros pour renforcer leur solidité financière. Un résultat qui a immédiatement suscité le scepticisme des analystes, qui s'interrogent sur le niveau d'exigence de ces tests. « Si vous regardez les critères, c'était un examen difficile à...
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