La reprise économique doit maintenant passer par l’investissement privé, selon Timothy Geithner. AFP /Mandel Ngan
Sur la question du soutien des pouvoirs publics à l'économie américaine, M. Geithner a estimé qu'il y avait encore « beaucoup d'influx » gouvernemental alors que le plan de relance budgétaire entre dans sa phase finale et devrait s'achever en 2011. Rappelant les « problèmes de viabilité budgétaire à long terme » qui se posent au pays, M. Geithner, a indiqué qu'il fallait « maintenant que l'investissement privé prenne le relais de l'État pour emmener la reprise ». Néanmoins, a-t-il ajouté, vu le niveau élevé du chômage (9,5 %) et les difficultés des petites entreprises, moteur des créations d'emplois du pays, « il y a encore des choses que le Congrès peut faire pour soutenir la reprise », en plus de la proposition gouvernementale d'un fonds d'aide aux petites et moyennes entreprises (PME) doté de 50 milliards de dollars actuellement à l'étude au Capitole.
La Maison-Blanche a estimé vendredi que le déficit budgétaire de l'État fédéral américain en 2010 devrait culminer moins haut qu'elle ne le prévoyait en février, à un niveau record de 1,471 milliard de dollars, soit 10 % du PIB, et a maintenu un cap ambitieux de réduction du déficit à moyen terme (5,6 % du PIB à la fin de l'exercice 2012, puis 4,3 % l'année suivante).
M. Geithner a par ailleurs redit sur NBC que le gouvernement de Barack Obama ne comptait pas reconduire les réductions d'impôts accordées sous le président précédent, George W. Bush, au deux ou trois pour cent des Américains les plus aisés. « C'est une chose que l'économie peut supporter, et je pense que c'est une mesure de bonne politique », a-t-il dit.
Dans un autre entretien accordé à la télévision ABC et diffusé également hier, M. Geithner a encouragé une nouvelle fois la Chine à laisser sa monnaie, le yuan, s'apprécier par rapport au dollar, ainsi que Pékin a commencé à le faire en juin. « C'est très bon pour la Chine. C'est très bon pour les États-Unis », a-t-il dit, ajoutant : « Ce qui nous importe, c'est de savoir à quelle vitesse et jusqu'où ils laissent » le yuan s'apprécier.


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