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Moyen Orient et Monde

Le physicien « enlevé » réfugié au bureau des intérêts iraniens à Washington

Shahram Amiri est aux États-Unis de « son plein gré » et « libre de partir », affirme le département d'État.
Le physicien nucléaire iranien Shahram Amiri, « enlevé » selon Téhéran par les services de renseignements américains, a affirmé hier s'être réfugié au bureau des intérêts iraniens à Washington, et estimé que les États-Unis étaient les grands « perdants » dans cette histoire. M. Amiri a affirmé que durant les 14 derniers mois, il avait été « sous une pression psychologique importante et gardé par des hommes armés ». Il n'a pas précisé le lieu de sa détention ni comment il avait pu se rendre au bureau des intérêts iraniens, dans lequel il s'est dit « réjoui » de se trouver.
« Après la publication de mes propos sur Internet et le déshonneur des États-Unis, ils voulaient me renvoyer en Iran sans faire de bruit, via une compagnie aérienne étrangère, pour pouvoir nier toute l'affaire », a ajouté M. Amiri, faisant référence à des vidéos dans lesquelles il s'exprimait et mises en ligne sur Internet ces derniers mois. Il a également émis l'espoir de « pouvoir retourner le plus rapidement possible au pays ».
« Il est aux États-Unis de son plein gré et est bien sûr libre de partir », a affirmé de son côté le porte-parole du département d'État américain Philip Crowley. Il a ajouté sans plus de précision que le physicien était resté aux États-Unis « un certain temps », et avait informé les États-Unis de sa volonté de quitter le pays. « Je ne peux pas vous dire » si M. Amiri a livré des informations sur le programme nucléaire iranien, a ajouté le porte-parole, qui a décliné tout commentaire sur la façon dont M. Amiri s'était retrouvé aux États-Unis. Alors que l'Iran a affirmé que son ressortissant avait subi des « pressions psychologiques », M. Crowley a dit n'avoir « aucune information suggérant qu'il a subi des mauvais traitements pendant qu'il était sur le sol américain ».
Depuis la rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran il y a 30 ans, c'est l'ambassade du Pakistan qui héberge le bureau, devant lequel se trouvaient hier une poignée de journalistes et des véhicules des services de renseignements américains.
Le physicien a disparu en juin 2009 en Arabie saoudite, où il se rendait en pèlerinage. Téhéran affirme qu'il a été enlevé par les États-Unis avec l'aide des services de renseignements saoudiens. Fin mars, la chaîne américaine ABC a affirmé que M. Amiri, présenté comme un physicien nucléaire, avait fait défection et collaborait avec la CIA.
Le physicien nucléaire iranien Shahram Amiri, « enlevé » selon Téhéran par les services de renseignements américains, a affirmé hier s'être réfugié au bureau des intérêts iraniens à Washington, et estimé que les États-Unis étaient les grands « perdants » dans cette histoire. M. Amiri a affirmé que durant les 14 derniers mois, il avait été « sous une pression psychologique importante et gardé par des hommes armés ». Il n'a pas précisé le lieu de sa détention ni comment il avait pu se rendre au bureau des intérêts iraniens, dans lequel il s'est dit « réjoui » de se...
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