« Après la publication de mes propos sur Internet et le déshonneur des États-Unis, ils voulaient me renvoyer en Iran sans faire de bruit, via une compagnie aérienne étrangère, pour pouvoir nier toute l'affaire », a ajouté M. Amiri, faisant référence à des vidéos dans lesquelles il s'exprimait et mises en ligne sur Internet ces derniers mois. Il a également émis l'espoir de « pouvoir retourner le plus rapidement possible au pays ».
« Il est aux États-Unis de son plein gré et est bien sûr libre de partir », a affirmé de son côté le porte-parole du département d'État américain Philip Crowley. Il a ajouté sans plus de précision que le physicien était resté aux États-Unis « un certain temps », et avait informé les États-Unis de sa volonté de quitter le pays. « Je ne peux pas vous dire » si M. Amiri a livré des informations sur le programme nucléaire iranien, a ajouté le porte-parole, qui a décliné tout commentaire sur la façon dont M. Amiri s'était retrouvé aux États-Unis. Alors que l'Iran a affirmé que son ressortissant avait subi des « pressions psychologiques », M. Crowley a dit n'avoir « aucune information suggérant qu'il a subi des mauvais traitements pendant qu'il était sur le sol américain ».
Depuis la rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran il y a 30 ans, c'est l'ambassade du Pakistan qui héberge le bureau, devant lequel se trouvaient hier une poignée de journalistes et des véhicules des services de renseignements américains.
Le physicien a disparu en juin 2009 en Arabie saoudite, où il se rendait en pèlerinage. Téhéran affirme qu'il a été enlevé par les États-Unis avec l'aide des services de renseignements saoudiens. Fin mars, la chaîne américaine ABC a affirmé que M. Amiri, présenté comme un physicien nucléaire, avait fait défection et collaborait avec la CIA.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine