Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Sur les routes du Liban

Josiane TCHOPOURIAN
Lundi 5 juillet 2010, autoroute Saïda-Beyrouth.
En arrière toute ! On
asphalte.
Comme d'habitude, le timing était parfait : un lundi, en pleine journée et à la veille d'un jour chômé...
Tous ces touristes que vous attendiez impatiemment, quels souvenirs impérissables voulez-vous qu'ils gardent de leur séjour ?
Et tous ceux qui ont raté leur avion, que leur direz-vous ?
Et tous ces salariés payés à l'heure et en retard pour leur travail, les compenserez-vous?
Et ce pauvre malade, bloqué pendant des heures dans son ambulance, quelles excuses donnerez-vous à sa famille ?
Il m'a fallu trois longues heures pour faire le trajet de Saïda à Beyrouth. Et comme quelqu'un avait décidé pour moi que j'aurai tout mon temps, évidemment... J'ai profité de l'aubaine pour appeler le ministère de l'Intérieur au 01/751610. On m'a demandé mon nom (comme si mon identité y changerait quelque chose), on m'a signalé que j'étais en ligne avec le bureau direct du ministre (quel bonheur !) et on m'a répondu que l'affaire est du ressort du ministère des Travaux publics.
« Et les voitures des FSI et les jeeps de l'armée qui roulent en contresens de l'autoroute, de quel ministère dépendent-elles? » ai-je demandé. Du nôtre, m'a-t-on répondu. Mais ces personnes sont censées régler le problème et non pas mettre la vie des automobilistes en danger !
À 15h53, j'ai même tenté de joindre le ministère des Travaux publics au 05/455821 et suis tombée... sur un répondeur ! Ben oui, autant dire qu'il était 4 h du matin.
Elle finira quand, votre mascarade ?

Josiane TCHOPOURIAN
Lundi 5 juillet 2010, autoroute Saïda-Beyrouth.En arrière toute ! On asphalte.Comme d'habitude, le timing était parfait : un lundi, en pleine journée et à la veille d'un jour chômé...Tous ces touristes que vous attendiez impatiemment, quels souvenirs impérissables voulez-vous qu'ils gardent de leur séjour ?Et tous ceux qui ont raté leur avion, que leur direz-vous ?Et tous ces salariés payés à l'heure et en retard pour leur travail, les compenserez-vous?Et ce pauvre malade, bloqué pendant des heures dans son ambulance, quelles excuses donnerez-vous à sa famille ?Il m'a fallu trois longues heures pour faire le trajet de Saïda à Beyrouth. Et comme quelqu'un avait décidé pour moi que j'aurai tout mon temps,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut