La prudence est de rigueur dans les milieux officiels à Dubaï après les révélations faites lundi par le quotidien français Les Échos qui, citant une source proche du dossier, avait rapporté que DAE Capital aurait depuis plusieurs semaines « repoussé toutes les livraisons d'avions et cessé de régler les acomptes », liés à la commande de 2007.
Dans la foulée, DAE s'est doté d'un nouveau président de son comité exécutif, l'Émirati Mohammad Ahmad al-Zarooni, nommé par le conseil d'administration du groupe, a rapporté hier l'agence officielle WAM. Sous la présidence de M. Zarooni, qui succède à l'Américain Robert Genise, le comité exécutif a la mission de « diriger et de superviser l'ensemble des activités de l'entreprise et d'appliquer ses stratégies et plans d'actions » dans le but d' « améliorer son fonctionnement et son bilan financier », a ajouté l'agence. « DAE est un énorme projet économique qui va jouer, dans un proche avenir, un important rôle dans l'industrie de l'aviation à l'échelle mondiale », a déclaré M. Zarooni qui, cité par l'agence, a rappelé que son groupe opère aux États-Unis et en Europe, sans évoquer le sort de la méga-commande de 2007.
Le quotidien Les Échos avait indiqué que la crise financière avait contraint Dubaï à se concentrer sur sa compagnie aérienne Emirates et son nouvel aéroport al-Maktoum International, inauguré dimanche pour l'activité cargo, plutôt que sur la location d'avions. DAE n'aurait pris livraison que de 4 avions sur les 118 commandés à Boeing et aucun des 100 Airbus (70 A320 et 30 A350-900). Or, les livraisons d'A320 auraient déjà dû commencer, soulignait Les Échos. DAE cherche, selon Les Échos, à « reporter discrètement une partie des livraisons » tout en transformant « une autre partie en de nouveaux contrats pour Emirates », la compagnie aérienne de Dubaï.


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