Kabila appelle à une « révolution morale », 50 ans après l’indépendance
OLJ /
le 01 juillet 2010 à 00h54
Le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila a appelé hier les Congolais à engager une « révolution morale » à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge. Dans un discours prononcé à Kinshasa devant une quinzaine de chefs d'État africains, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le roi des Belges Albert II, M. Kabila, 39 ans, a appelé ses compatriotes à « punir sans complaisance, l'atteinte à la vie et à la dignité humaine, le viol, le tribalisme, le régionalisme, le favoritisme, l'irresponsabilité, le vol, le détournement des deniers publics ainsi que tout autre forme d'antivaleur », des maux régulièrement dénoncés dans des rapports d'ONG mais aussi de l'ONU. Cette déclaration forte du président Kabila intervient quatre jours après l'inhumation du militant congolais des droits de l'homme Floribert Chebeya, retrouvé mort le 2 juin à Kinshasa, alors qu'il s'était rendu à un rendez-vous qui n'a pas eu lieu, à l'inspection générale de la police. Fin avril, l'envoyée spéciale de l'ONU pour les violences faites aux femmes et aux enfants dans les conflits, Margot Wallström, avait qualifié la RD Congo de « capitale mondiale du viol » et pressé le Conseil de sécurité d'agir pour mettre un terme à ces violences, commises surtout dans l'Est, une région instable où des groupes armés sont toujours actifs. Mardi, le Premier ministre démissionnaire belge Yves Leterme, venu en RDC avec le roi Albert II et la reine Paola, a souhaité « que la clarté soit faite et que des sanctions soient prises » dans le cadre de l'affaire Chebeya, après avoir signé le cahier des condoléances à l'ambassade de Belgique. Une dizaine de policiers ont été arrêtés depuis et le chef de la police a été suspendu. M. Kabila a par ailleurs estimé que « le cinquantenaire n'est pas un anniversaire ordinaire, c'est un moment particulier d'évaluation en vue d'un nouveau départ », énumérant comme acquis entre autres « la préservation de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale, le rétablissement de la paix à l'intérieur du pays et avec nos voisins ». Un grand défilé militaire et civil a suivi son discours, auquel ont pris part 15 000 militaires et policiers congolais, 400 chars et véhicules, ainsi que 455 Casques bleus des Nations unies et plusieurs entreprises chinoises chargées de la réalisation « des cinq chantiers », dont celui des infrastructures, lancés par le président Kabila.
Le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila a appelé hier les Congolais à engager une « révolution morale » à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge. Dans un discours prononcé à Kinshasa devant une quinzaine de chefs d'État africains, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le roi des Belges Albert II, M. Kabila, 39 ans, a appelé ses compatriotes à « punir sans complaisance, l'atteinte à la vie et à la dignité humaine, le viol, le tribalisme, le régionalisme, le favoritisme, l'irresponsabilité, le vol, le détournement des deniers publics ainsi que tout autre forme d'antivaleur », des maux...
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