Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Iran

Khamenei : Les sanctions montrent « l’impuissance » de l’Occident

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a estimé hier que les nouvelles sanctions imposées par l'ONU à l'Iran témoignaient de l'état de « confusion » des grandes puissances vis-à-vis de la République islamique. « Les agissements confus (des grandes puissances) en vue d'adopter la résolution et l'exagération irréaliste des sanctions, suivies de menaces militaires bancales, montrent l'impuissance de l'ordre de l'arrogance face au grand mouvement respectable au sein du monde islamique », a-t-il déclaré. C'est la première fois que l'ayatollah Khamenei réagit au quatrième train de sanctions adopté par le Conseil de sécurité de l'ONU, le 9 juin, en raison du refus de l'Iran de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium. Ali Khamenei a estimé que ces mesures s'expliquaient par le fait que « l'émergence et l'existence de la République islamique sont la principale cause des problèmes de l'ordre dominant (les grandes puissances emmenées par les États-Unis). C'est la raison de leur animosité envers le système islamique ».
Hier également, le chef du programme nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi, cité par l'agence ISNA, a indiqué que l'Iran a produit jusqu'à présent « plus de 17 kilos » d'uranium enrichi à 20 %, avec une capacité de production de 5 kilos par mois. M. Salehi a précisé que l'Iran n'était « pas pressé » de produire en grandes quantités de l'uranium enrichi à 20 %. « Nous adapterons notre production en fonction des besoins de l'unité de production des plaques de combustible » pour le réacteur de recherche nucléaire de Téhéran, a-t-il expliqué.
Parallèlement, le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, a estimé que les sanctions de l'ONU ne devaient pas fermer la porte aux négociations sur le programme nucléaire de Téhéran. « Je pense sincèrement que les sanctions n'aident en rien. Mais je suis encouragé par la réponse assez flexible que l'Iran a eue jusqu'à présent », a déclaré M. Amorim, qui a qualifié de « décevante » la « ruée aux sanctions » de l'ONU. Concernant les « inquiétudes exprimées par le groupe de Vienne » (États-Unis, France et Russie) au sujet de l'accord, « c'est à l'Iran d'y réagir », a estimé M. Amorim. Il s'est toutefois félicité de la position du président français, Nicolas Sarkozy, qui veut selon lui « poursuivre la discussion sur la base de la proposition du Brésil et de la Turquie avec l'Iran ». Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères de l'Iran, de la Turquie et du Brésil doivent se rencontrer « prochainement » pour discuter du dossier nucléaire iranien, a indiqué hier le ministère iranien des Affaires étrangères. Le communiqué du ministère ne donne pas de précision sur la date de cette rencontre.
Enfin, un journaliste et défenseur des droits de l'homme, Emadeddin Baghi, détenu depuis six mois, a été libéré après le versement d'une caution de 200 000 dollars, a annoncé hier son avocat à l'agence ISNA. Le journaliste a été inculpé de « propagande contre les autorités et complot contre la sécurité nationale », a précisé son avocat Saleh Nikbakht, ajoutant que son procès devait avoir lieu le 4 juillet.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a estimé hier que les nouvelles sanctions imposées par l'ONU à l'Iran témoignaient de l'état de « confusion » des grandes puissances vis-à-vis de la République islamique. « Les agissements confus (des grandes puissances) en vue d'adopter la résolution et l'exagération irréaliste des sanctions, suivies de menaces militaires bancales, montrent l'impuissance de l'ordre de l'arrogance face au grand mouvement respectable au sein du monde islamique », a-t-il déclaré. C'est la première fois que l'ayatollah Khamenei réagit au quatrième train de sanctions adopté par le Conseil de sécurité de l'ONU, le 9 juin, en raison du...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut