« Une estimation très basse est mille milliards de dollars. Selon notre estimation, c'est plus que ça.
L'idée est que cela pourrait être jusqu'à trois mille milliards de dollars », a déclaré Waheedullah Shahrani, le ministre afghan des Mines et de l'Industrie.
M. Shahrani a également annoncé qu'il se rendrait la semaine prochaine à Londres pour rencontrer 200 investisseurs potentiels et leur présenter le plus grand gisement de minerai de fer d'Afghanistan.
Selon un responsable du Pentagone cité lundi par le quotidien américain New York Times, l'Afghanistan disposerait de réserves de minerais précieux à une échelle beaucoup plus large que ce que l'on pensait jusqu'ici.
Ces gisements comprendraient du lithium, du fer, de l'or, du niobium et du cobalt, ce qui serait suffisant pour faire de ce pays ravagé par la guerre un des premiers exportateurs mondiaux de minerais.
Au cours des derniers mois, des responsables américains ont informé les dirigeants afghans des résultats finaux d'une étude de géologues, qui faisait suite à une première estimation de géologues datant de 2007, a indiqué le Pentagone.
Des conseillers américains travaillent avec les autorités afghanes pour attirer des compagnies minières « de niveau mondial ».
Les réserves de pétrole et de gaz seraient également plus importantes que prévu, la plupart étant situées dans le nord du pays.
« Il y a cinq nouveaux gisements de gaz et de pétrole en Afghanistan. Le plus important est dans le bassin afghano-tadjike, dans le province de Kunduz », a dit le ministre des Mines.
Les seules réserves de lithium de l'Afghanistan seraient comparables à celles de la Bolivie, qui jouit des premières réserves mondiales, selon les experts américains.
Le lithium est un composant indispensable des batteries rechargeables, utilisé pour les téléphones et les ordinateurs portables ainsi que pour les automobiles électriques.
L'Afghanistan, où 142 000 soldats des forces internationales combattent une insurrection des talibans qui gagne en terrain et en intensité, pourrait ainsi devenir « l'Arabie saoudite du lithium », selon une note interne du Pentagone citée par le New York Times.


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