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Moyen Orient et Monde - Crise

Bruxelles, le casse-tête qui sauvera peut-être la Belgique

Bruxelles, à la fois capitale de la Belgique et de la Flandre, siège de l'UE et ville-région autonome, est l'un des derniers fils auquel l'unité du pays est suspendue tant les intérêts des néerlandophones et francophones y sont enchevêtrés.
Les Flamands veulent une nouvelle réforme qui renforcerait les prérogatives de la région flamande, la partie néerlandophone du nord du royaume, tout en allégeant leurs transferts financiers en faveur de la Wallonie francophone, plus pauvre. Ou, à défaut, l'indépendance. Le conflit linguistique a provoqué les élections législatives prévues dimanche en Belgique.
Toutefois, la troisième région du pays, Bruxelles-Capitale, enclavée en Flandre, vient singulièrement compliquer la donne. Deux provinces situées de part et d'autre de la frontière linguistique, le Brabant wallon et le Brabant flamand, tiennent leur prospérité de leur voisinage immédiat avec Bruxelles.
L'interdépendance économique existant dans une sorte de Grand Bruxelles est donc avérée, mais le statut de la capitale n'aide pas à une gestion harmonieuse. Les néerlandophones ont fait de Bruxelles, ville historiquement flamande mais francisée depuis deux siècles (88 % de francophones et 12 % de néerlandophones), la capitale officielle de la Flandre. De leur côté, les francophones ont obtenu en 1989 que les 19 communes formant « Bruxelles-Capitale », soit un million d'habitants, disposent du statut de région autonome bilingue. Et ils ont promu Bruxelles au rang de capitale de la Communauté française, institution chapeautant les affaires culturelles et éducatives.
Les partis flamands souhaitent une « cogestion » de la capitale par la Flandre et la Wallonie. Ce que les francophones refusent : ils privilégient un mécanisme garantissant un meilleur financement de Bruxelles, en compensation d'une autonomie accrue de la Flandre.
Certains demandent en outre d'élargir Bruxelles-Capitale de 19 à 25, voire 31 communes, ou de créer un « corridor » de quelques kilomètres, la reliant à la Wallonie. Ce dont les Flamands ne veulent à leur tour pas entendre parler. Les nationalistes flamands refusent de voir en Bruxelles-Capitale une région à part entière comme la Wallonie. Mais une Flandre indépendante qui annexerait Bruxelles se retrouverait avec une minorité d'un million de francophones.
Face à la difficulté pour les deux grandes communautés belges d'abandonner la ville comme de se l'approprier, celle-ci pourrait devenir le meilleur garant du maintien même de la Belgique, estiment nombre d'analystes.
Bruxelles, à la fois capitale de la Belgique et de la Flandre, siège de l'UE et ville-région autonome, est l'un des derniers fils auquel l'unité du pays est suspendue tant les intérêts des néerlandophones et francophones y sont enchevêtrés.Les Flamands veulent une nouvelle réforme qui renforcerait les prérogatives de la région flamande, la partie néerlandophone du nord du royaume, tout en allégeant leurs transferts financiers en faveur de la Wallonie francophone, plus pauvre. Ou, à défaut, l'indépendance. Le conflit linguistique a provoqué les élections législatives prévues dimanche en Belgique.Toutefois, la troisième région du pays, Bruxelles-Capitale, enclavée en Flandre,...
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