Un porte-parole des talibans, Yousuf Ahmadi, a revendiqué l'attaque auprès de l'AFP. « On l'a abattu avec une roquette. Il s'est écrasé dans le marché du district de Sangin », a affirmé M. Ahmadi. Il est rare que les talibans réussissent à toucher un hélicoptère. La plupart des crashs en Afghanistan sont des accidents, notamment à l'atterrissage.
Un peu plus tôt hier, un militaire de l'OTAN était mort dans l'explosion d'une bombe artisanale, également dans le Sud. Ces incidents prolongent une série noire pour les forces internationales : 23 soldats étrangers ont péri en quatre jours dans des combats, explosions de mines artisanales et le crash de l'hélicoptère. Dans la seule journée de lundi, sept Américains, deux Australiens et un Français ont été tués, soulignant le défi auquel est confronté le gouvernement afghan qui tente d'ouvrir le dialogue avec les talibans au moment où ces derniers apparaissent en position de force. Ces derniers mois, un à deux militaires des forces de l'OTAN meurent en moyenne chaque jour en Afghanistan.
En visite à Londres, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a dit s'attendre à ce que des signes de progrès soient observés « d'ici à la fin de l'année » en Afghanistan, en dépit du nombre croissant de victimes.
La série sanglante en Afghanistan est intervenue alors que les forces de l'OTAN sont engagées depuis plusieurs semaines dans une offensive à Kandahar, le berceau des talibans, qui doit culminer cet été.
En réponse, les talibans avaient annoncé à la mi-mai le lancement d'une série d'opérations de « jihad » - attaques, attentats et assassinats - visant les forces de l'OTAN et, plus généralement, les étrangers présents dans le pays.
Parallèlement, selon le général américain Ben Hodges, chef des opérations des forces armées américaines dans le sud de l'Afghanistan, l'armée américaine aide des villages afghans à organiser leur propre protection contre les talibans. « Nous ne distribuons pas d'armes, mais nous fournissons de l'argent pour financer des emplois, ou des formations de base : comment se servir d'une arme, faire des patrouilles ou protéger les véhicules », a expliqué le général. « On espère que si l'expérience est concluante, d'autres voudront le faire aussi », a-t-il ajouté, sans toutefois préciser quand ce programme avait été mis en place et combien de villages étaient concernés.


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