Pour la BCE, les banques n’en ont pas fini avec les dépréciations
OLJ /
le 01 juin 2010 à 00h49
Les banques de la zone euro risquent de devoir inscrire dans leurs comptes 195 milliards d'euros de dépréciations supplémentaires d'ici à la fin 2011, ce qui constituerait la deuxième vague des pertes causées par la crise financière et ses répercussions, a estimé hier la Banque centrale européenne. Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière, la BCE ajoute que les finances publiques représentent actuellement le risque le plus important pesant sur la stabilité de la région, les dettes et les déficits continuant de perturber les investisseurs tandis que les émissions massives prévues par les États risquent de restreindre l'accès des entreprises et des banques au marché du crédit. Tout en constatant que des menaces d'interactions défavorables entre le système financier et les finances publiques sont déjà apparues, la BCE note que les nouvelles mesures adoptées pour combattre la crise ont considérablement réduit les risques de contagion. Au final, la BCE estime les dépréciations pour créances douteuses et moins-values potentielles sur la période allant de 2007 à fin 2010 à 515 milliards d'euros, un chiffre revu en baisse par rapport à celui de 553 milliards évoqué en décembre. Par ailleurs, les risques sur la croissance semblent globalement équilibrés mais la BCE estime que de nombreux risques pourraient se matérialiser. « La crise est terminée mais la reprise est modérée », constate aussi la BCE dans son rapport.
Les banques de la zone euro risquent de devoir inscrire dans leurs comptes 195 milliards d'euros de dépréciations supplémentaires d'ici à la fin 2011, ce qui constituerait la deuxième vague des pertes causées par la crise financière et ses répercussions, a estimé hier la Banque centrale européenne.Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière, la BCE ajoute que les finances publiques représentent actuellement le risque le plus important pesant sur la stabilité de la région, les dettes et les déficits continuant de perturber les investisseurs tandis que les émissions massives prévues par les États risquent de restreindre l'accès des entreprises et des banques au marché du...
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