Reste que la proposition de l'UE reste encore assez éloignée des attentes de la Cédéao. La semaine dernière, lors d'une réunion à Bamako, les ministres des Finances et du Commerce de la Cédéao ont rappelé que leur organisation attendait « un engagement contraignant et concret de l'UE en faveur du Paped, soutenu par un plan de financement ». En lieu et place « d'engagement », les ministres européens préfèrent citer des estimations et des prévisions. Qui plus est, l'Afrique de l'Ouest réclame une contribution initiale de neuf milliards d'euros pour les cinq premières années. En échange, elle offre de libéraliser 70 % de son marché sur 25 ans et après un moratoire de cinq ans, tout en protégeant les 30 % restants en arguant du fait que 12 de ses États sont classés parmi les pays les moins développés de la planète, et tirent une grande partie de leurs revenus des tarifs douaniers.
Économie - Développement
APE : l’UE tente de faire des émules avec l’Afrique de l’Ouest
OLJ / le 13 mai 2010 à 00h43
Reste que la proposition de l'UE reste encore assez éloignée des attentes de la Cédéao. La semaine dernière, lors d'une réunion à Bamako, les ministres des Finances et du Commerce de la Cédéao ont rappelé que leur organisation attendait « un engagement contraignant et concret de l'UE en faveur du Paped, soutenu par un plan de financement ». En lieu et place « d'engagement », les ministres européens préfèrent citer des estimations et des prévisions. Qui plus est, l'Afrique de l'Ouest réclame une contribution initiale de neuf milliards d'euros pour les cinq premières années. En échange, elle offre de libéraliser 70 % de son marché sur 25 ans et après un moratoire de cinq ans, tout en protégeant les 30 % restants en arguant du fait que 12 de ses États sont classés parmi les pays les moins développés de la planète, et tirent une grande partie de leurs revenus des tarifs douaniers.


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