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Moyen Orient et Monde - Attentat Manqué De New York

Faisal Shahzad, un « amateur » qui a laissé trop d’indices derrière lui

Les mesures de sécurité ont été renforcées aux États-Unis.
L'auteur présumé de l'attentat raté à la voiture piégée à Times Square était à deux doigts de décoller de l'aéroport JFK de New York quand il a été interpellé lundi : l'homme d'origine pakistanaise a laissé trop d'indices derrière lui pour mener à bien son évasion. C'est à la dernière minute que les autorités ont demandé à l'équipage de l'avion de la compagnie Emirates d'immobiliser l'appareil parce que Faisal Shahzad se trouvait à bord. Mark Sutherland, un passager sud-africain, était présent dans l'avion. « Nous étions en train de rejoindre la piste, prêts à décoller », a-t-il dit à une équipe de télévision locale. « Des personnes de la sécurité sont montées à bord. On ne nous a rien dit jusqu'à ce qu'on nous fasse sortir », a-t-il poursuivi.
Selon Michael Balboni, un ancien responsable de la sécurité de l'État de New York (Nord-Est), le suspect « était très calme, il n'a pas fait d'histoires ». Une arme a néanmoins été retrouvée dans la voiture qu'il aurait conduite pour se rendre à l'aéroport, a dit M. Balboni à la chaîne Fox News.
Interrogé pour savoir si Emirates avait fait une erreur en laissant embarquer Faisal Shahzad, alors qu'il avait été placé sur la liste des personnes interdites de vol, le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, a indiqué que « l'enquête en cours » allait y répondre. Et si l'avion avait décollé ? Le porte-parole a précisé que les autorités américaines avaient le pouvoir de demander au pilote de revenir se poser sur le sol américain.
Le suspect, qui a été formellement inculpé mardi pour terrorisme, a sans doute laissé trop d'indices derrière lui. Il y a d'abord la bombe dont la confection a tout de suite été jugée digne d'un amateur. La police a retrouvé deux réveils basiques, de l'essence, des bonbonnes de gaz, des feux d'artifices disponibles en vente libre et des sacs d'engrais dans la voiture garée à Time Square. Cet « amateurisme » mis en avant par le maire de New York Michael Bloomberg a permis à la police de gagner un temps précieux. Comme la bombe n'a pas explosé, la police a pu mettre la main sur un grand nombre d'indices matériels comme des empreintes digitales et le numéro de série de la voiture. En effet, les pompiers ont « eu la présence d'esprit de ne pas utiliser d'eau ou d'extincteurs », a souligné le maire de New York. « Ce réflexe a permis de préserver les indices », a-t-il insisté.
Même si le suspect a acheté la voiture en liquide, via le site de petites annonces Craigslist, et qu'il a effacé certains des numéros de série, les enquêteurs ont retrouvé sa trace grâce au code d'identification gravé sur le moteur du 4X4. Le propriétaire du véhicule a expliqué l'avoir vendu le 24 avril. L'acheteur n'a jamais donné son nom et a payé en liquide, mais il a aussi téléphoné « douze fois entre le 22 et le 28 avril », assure le FBI. À partir de la liste des appels passés et reçus à partir de ce téléphone, la police a découvert que le jeune homme avait reçu dans le même temps plusieurs appels provenant d'un numéro pakistanais.
La Maison-Blanche a de son côté affirmé que le réseau el-Qaëda était obligé de recourir à des attentats « moins sophistiqués », ses moyens ayant été affaiblis depuis les attentats du 11 septembre 2001. Les mesures de sécurité ont été renforcées aux États-Unis après l'arrestation de Faisal Shahzad.
L'auteur présumé de l'attentat raté à la voiture piégée à Times Square était à deux doigts de décoller de l'aéroport JFK de New York quand il a été interpellé lundi : l'homme d'origine pakistanaise a laissé trop d'indices derrière lui pour mener à bien son évasion. C'est à la dernière minute que les autorités ont demandé à l'équipage de l'avion de la compagnie Emirates d'immobiliser l'appareil parce que Faisal Shahzad se trouvait à bord. Mark Sutherland, un passager sud-africain, était présent dans l'avion. « Nous étions en train de rejoindre la piste, prêts à décoller », a-t-il dit à une...
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