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Économie - Crise Budgétaire

La Grèce promet une nouvelle purge, les Européens font taire leurs divisions

Athènes présentera de nouvelles « mesures concrètes » pour réduire « drastiquement » son déficit à l'issue des négociations conduites par l'UE et le FMI.

Le ministre grec des Finances, George Papaconstantinou.Louisa Gouliamaki/AFP

La Grèce a promis hier de nouvelles mesures pour purger ses finances en contrepartie de l'aide de l'UE et du FMI, tandis que les principaux dirigeants européens ont tenté de mettre une sourdine à leurs dissensions qui ont continué d'alimenter la défiance des marchés.
La Grèce présentera de nouvelles « mesures concrètes » pour réduire « drastiquement » son déficit à l'issue des négociations conduites par l'UE et le FMI dans la capitale grecque, a assuré le ministre grec des Finances George Papaconstantinou.
Athènes, qui ploie sous une dette record, a demandé officiellement vendredi de recourir au plan concocté par l'UE, un programme triannuel de financement qui prévoit pour 2010 environ 45 milliards d'euros sous forme de prêts, dont 15 milliards à la charge du Fonds monétaire international (FMI).
Au sujet des négociations en cours, qui « avancent bien », M. Papanconstantinou a indiqué que son gouvernement ne privilégiait pas la déflation (baisse des salaires) pour rendre l'économie grecque plus compétitive. « La compétitivité est une question structurelle, une question de prix, elle n'est pas liée au niveau des salaires, qui sont de toute façon bas en Grèce », a-t-il dit à la presse.
L'annonce de M. Papanconstantinou peut s'entendre comme une volonté de rassurer l'Allemagne. À deux semaines d'élections régionales qui s'annoncent risquées pour la coalition gouvernementale, les ministres allemands se sont relayés pour signifier que l'activation du plan n'avait rien d'acquis et que la Grèce devrait, pour en bénéficier, présenter un programme d'économies « crédible ».
Le durcissement de la position allemande a provoqué un regain de tension sur les marchés lundi. La Bourse d'Athènes a clôturé en baisse de 2,86 % tandis que la monnaie européenne a reculé face au dollar.
Les taux des obligations grecques à 10 ans ont dépassé les 9 % pour la première fois depuis 2001. Même les obligations à deux ans, pour lesquelles les investisseurs demandent en général une prime de risque moins élevée, ont flambé pour atteindre 13 %.
Emprunter sur les marchés est devenu « inabordable » pour la Grèce, a reconnu Valérie Plagnol, stratégiste obligataire au CM-CIC.
Les taux des obligations portugaises se sont également envolés, faisant craindre une contagion de la crise grecque au Portugal, souvent présenté comme le deuxième maillon faible de la zone euro.
Soucieuse de ramener le calme sur les marchés, l'Allemagne, dont l'Italie a critiqué la « rigidité », a infléchi sa position. « Je le dis très clairement, l'Allemagne va aider (la Grèce) si les conditions sont remplies », a déclaré la chancelière Angela Merkel, qui s'est dit « confiante » dans la capacité de la Grèce à les satisfaire. Il y va de « la stabilité de l'euro » et c'est donc « dans notre propre intérêt », a-t-elle ajouté.
Au nom également de la stabilité de la zone euro, la France, qui s'est montrée depuis le départ plus disposée à aider la Grèce, a une nouvelle fois appelé à une mise en œuvre rapide du plan. Son président Nicolas Sarkozy, de concert avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a ainsi jugé nécessaire « une action rapide et résolue contre la spéculation qui vise la Grèce afin d'assurer la stabilité de la zone euro ». La ministre française de l'Économie Christine Lagarde a, pour sa part, exclu une restructuration de la dette grecque, une hypothèse jugée pourtant crédible par les experts de marché.
La Grèce a promis hier de nouvelles mesures pour purger ses finances en contrepartie de l'aide de l'UE et du FMI, tandis que les principaux dirigeants européens ont tenté de mettre une sourdine à leurs dissensions qui ont continué d'alimenter la défiance des marchés.La Grèce présentera de nouvelles « mesures concrètes » pour réduire « drastiquement » son déficit à l'issue des négociations conduites par l'UE et le FMI dans la capitale grecque, a assuré le ministre grec des Finances George Papaconstantinou.Athènes, qui ploie sous une dette record, a demandé officiellement vendredi de recourir au plan concocté par l'UE, un programme triannuel de financement qui...
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