Le pouvoir résolu à déloger les « chemises rouges »
OLJ /
le 26 avril 2010 à 00h46
Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a réaffirmé hier sa volonté de déloger les manifestants qui paralysent le centre de Bangkok, dans une émission télévisée. « Il y aura une opération pour reprendre (le quartier de) Ratchaprasong mais nous ne pouvons révéler le processus, les mesures et le moment, parce que cela dépend de plusieurs facteurs », a déclaré Abhisit. « Le problème désormais n'est pas tant de savoir s'il faut ordonner une dispersion mais plutôt de savoir comment régler la crise », a ajouté Abhisit, contraint depuis six semaines d'expédier les affaires courantes depuis un camp militaire en banlieue. Il est apparu avec le chef de l'armée Anupong Paojinda pour faire taire des rumeurs de désaccords. « Nous sommes une armée pour la nation, pour la monarchie et pour le peuple. Nous ferons notre travail sans prendre parti. Nous suivrons la politique du gouvernement », a assuré le général lors de cette émission préenregistrée samedi. Anupong s'était exprimé publiquement jeudi, dans un entretien avec l'AFP, pour indiquer qu'il n'entendait pas recourir à la force. Des déclarations en contradiction avec des propos très durs d'un porte-parole militaire quelques heures auparavant. La presse et de nombreux analystes ont fait état depuis des semaines de divisions au sein des forces de l'ordre. Anupong s'est employé à les minimiser tout en admettant que certains éléments de l'armée s'étaient apparemment joints aux « chemises rouges » lors des affrontements du 10 avril. Les « chemises rouges » manifestent depuis la mi-mars pour faire tomber le gouvernement et occupent depuis trois semaines un quartier touristique et commerçant autour duquel ils ont érigé des barricades. Nombre de femmes et quelques enfants y campent actuellement, rendant une opération des forces de l'ordre délicate. La crise a déjà pris un tour violent avec les affrontements du 10 avril (25 morts, 800 blessés) et les attaques à la grenade de jeudi (un mort, 85 blessés). Les espoirs de règlement semblaient s'éloigner au lendemain du rejet par Abhisit d'une offre des manifestants, qui s'étaient déclarés prêts au dialogue sous réserve de dissolution du Parlement sous 30 jours et de législatives sous trois mois.
Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a réaffirmé hier sa volonté de déloger les manifestants qui paralysent le centre de Bangkok, dans une émission télévisée. « Il y aura une opération pour reprendre (le quartier de) Ratchaprasong mais nous ne pouvons révéler le processus, les mesures et le moment, parce que cela dépend de plusieurs facteurs », a déclaré Abhisit. « Le problème désormais n'est pas tant de savoir s'il faut ordonner une dispersion mais plutôt de savoir comment régler la crise », a ajouté Abhisit, contraint depuis six semaines d'expédier les affaires courantes depuis un camp militaire en banlieue. Il est apparu avec le chef de...
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