La Turquie, qui siège actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU, a déjà proposé cet hiver de servir d'intermédiaire pour tenter de régler le conflit entre Téhéran et les grandes puissances, focalisé sur le programme iranien d'enrichissement d'uranium dont les Occidentaux craignent qu'il n'ait un objectif militaire.
Sans répondre explicitement à la proposition turque, M. Mottaki a réaffirmé de son côté que Téhéran demeurait prêt à un échange d'uranium selon les modalités fixées par l'Iran. « Si l'autre partie a la volonté politique sérieuse de parvenir à un échange de combustible, ce peut être l'occasion pour rétablir la confiance dans un cadre multilatéral », a-t-il déclaré. « Si le principe d'un échange est acquis, les autres aspects peuvent être négociés », a ajouté le ministre. Pour sa part, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a salué les efforts de la Turquie pour trouver une solution. « Des pays amis, notamment la Turquie, ont mené des activités importantes pour faire comprendre à l'autre partie nos droits, et différentes idées ont été évoquées à ce propos », a-t-il déclaré, cité par l'agence Mehr.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine